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RETOUR SUR UN FILM CULTE: L'ÉTÉ MEURTRIER
Le film fait courir les foules avec plus de 5 millions d'entrées lors de sa sortie.

Nous sommes en 1983 et l’été fut vraiment meurtrier en France et en Belgique. Le nouveau film de Jean Becker fait courir les foules, plus de cinq millions d’entrées. Un film dingue dont le montage et le tournage furent aussi pénibles que ce qu’endurent les personnages de ce drame épouvantable.

Les débuts du film

Le premier événement c’est la sortie de Jean Becker de sa retraite. Après avoir, au début des années 60, réalisé trois films avec Belmondo dont le fameux "Un nommé La Rocca", il se retire des voitures, au départ pour réaliser des séries comme Les saintes chéries.

Et puis il tombe sur le roman de Sébastien Japrisot, "L’été meurtrier" à qui il confie le scénario. Il ne va pas regretter car Japrisot apporte plusieurs modifications à son livre qui subliment totalement le drame à la fin du film avec notamment la scène de bravoure de Galabru quand il avoue tout à sa fille et un Souchon qui commet l’irréparable.


Un casting difficile

Au départ, c’est Gérard Depardieu qui doit interpréter le rôle mais il refuse au bénéfice de Patrick Dewaere qui se suicide avant le tournage. Qui prendre ? Becker prend alors un risque : Alain Souchon qui a déjà tourné avec Adjani.

Mais voilà, lorsqu’elle apprend les scènes osées, très osées qu’elle va devoir jouer, Adjani refuse. Alors Becker engage une autre actrice réputée pour ne pas avoir froid aux yeux : Valérie Kapriski. Vous le savez, elle n’aura pas l’occasion d’interpréter le rôle qu’elle a appris puisque Adjani va se raviser au dernier moment.


Des conditions de tournages difficiles 

Le tournage a lieu dans une fournaise épouvantable. A-t-il déjà fait aussi chaud dans le Midi de la France que cette année-là ? Et que dire des scènes d’intérieur où la pénombre des mas provençaux les oblige à installer des projecteurs : Michel Galabru fond littéralement au milieu d’un tapis de bouteilles d’eau en plastique  rincées par le staff SAUF Isabelle Adjani qui ne sue pas une goutte. Elle mange en effet du sel et ne boit pas une goutte d’eau à la différence de ses confrères dont le front s’est transformé en cascades.

Adjani va se surpasser, Galabru confirmer tout le bien qu’on pensait de lui depuis son rôle d’assassin césarisé. Un César que recevront Isabelle Adjani et Suzanne Flon.  Quant à Souchon, il n’aura pas la statuette qu’il aurait méritée, tout comme François Cluzet et Jean Becker. 

Seule consolation l’énorme succès de son nouvel album sur lequel Laurent Voulzy ne signe qu’une seule chanson, sublime, mais un peu trop compliquée pour faire un grand tube.


(Re)découvrez la bande annonce du film ici:




ARTISTE ASSOCIÉ
ALAIN SOUCHON
Né en 1944, le chanteur breton Alain Souchon semble toujours avoir été le cancre fragile près du radiateur. Pourtant, il a su se faire une place dans les rangs d'honneur de la chanson française. L'ultra moderne poésie de Souchon ? Une grande auto dérision et une tendre clairvoyance. Depuis ses débuts en 1976 avec « Bidon », ce grand auteur-interprète (aidé par Laurent Voulzy à la composition) a multiplié les succès et récompenses, offrant nombre de classiques comme « Allô maman bobo », « Poulailler's Song », « Foule sentimentale » ou « Quand j'serai KO ». Au fil des albums Au Ras des Pâquerettes, La Vie Théodore (2005) ou Ecoutez D'om Ma Peine Vient en 2008, Alain Souchon se fait plus grave et engagé. Le cru 2011 À Cause D'Elles reprend des airs d'autrefois. En 2014, et pour la première fois en quarante ans de collaboration, Alain Souchon et Laurent Voulzy s'affichent en duo sur un album, baptisé sobrement Alain Souchon & Laurent Voulzy.
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