« Jean Graton et Michel Vaillant, l’aventure automobile », un album collector !

par Nicolas Gaspard

Cover livre Jean Graton et Michel Vaillant ok
Même s'il a marqué le quotidien de beaucoup d'entre nous, Michel Vaillant n'est pas l'unique réalisation de Jean Graton. Tous ces autres versants de son talent ont été occultés par l'immense succès de Michel Vaillant : les dessins de presse pour le journal Les Sports, Les Belles Histoires de l'Oncle Paul dans Spirou, les couvertures de Tintin, Les Labourdet, ainsi que les récits d'aventures au féminin dans Line et Julie Wood.

Aujourd'hui en librairie, l'ouvrage « Jean Graton et Michel Vaillant, l'aventure automobile » a été écrit pour les amateurs d'art, d'automobile, de sport ou de BD. Dans ce livre collector, ce n'est pas seulement le parcours de Jean Graton qui est raconté, c'est aussi l'Âge d'or du sport automobile sous tous les versants : industriels, sportifs, humains. Les auteurs, Xavier Chimits et Philippe Graton, dépeignent également une autre épopée : l'éclosion à Bruxelles dans les années 50 d'un nouvel art, la Bande Dessinée.

« Un pilote, je n'y crois pas. Il va faire trois tours de pistes, et après ? »

Si le journaliste Xavier Chimits s'est intéressé à Jean Graton, c'est d'abord par amour pour Michel Vaillant. En parcourant toutes les couvertures, les dessins de sports, Xavier Chimits s'est rendu compte du talent de Jean Graton pour le dessin sportif. Il explique à ce propos :

« Je ne savais pas qu'il était si fort. Et lorsqu'on voit que Hergé confie à Graton le quart des couvertures à réaliser, c'est qu'il a reconnu en Graton un talent que tous les grands noms n'avaient peut-être pas. »

Pourtant derrière ces dessins, il n'y pas eu d'école des Beaux-Arts. « Jean Graton n'a fait aucune école, son seul diplôme est un CAP d'ajusteur. Tous les autres de la bande dessinée de l'époque avaient quand même une formation artistique. A l'époque, le sport était négligé, vulgaire. Il n'y avait donc pas de bande dessinée sportive. Pourtant dans le sport, il n'y a pas de vêtements, de cuirasses qui cachent le corps : les muscles sont saillants. Le dessin de sport est un excellent entrainement pour le mouvement.»

Lorsque Jean Graton propose les histoires d'un pilote automobile, le rédacteur en chef le prévient : « Un pilote, je n'y crois pas. Il va faire trois tours de piste, et après ? ». Force est de constater qu'après plus de 70 tomes, les tours de piste ont défilé mais le personnage est toujours là !

L'émergence d'un nouvel art

Ce qui passionnait également Xavier Chimits, ce sont les conjonctions qui ont permis l'émergence la bande dessinée : « Pourquoi Bruxelles ? Qu'est-ce qui s'est passé dans cette ville, dans les années 50, pour quelle devienne la capitale mondiale de la BD ? » s'est-il demandé.

Les raisons sont assez multiples et simples à la fois et elles sont à lire dans « Jean Graton et Michel Vaillant, l'aventure automobile», par Xavier Chimits et Philippe Graton, édition Hors Collection.

 

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