La 2cv : Revivre l'histoire, c'est possible !

par Nicolas Gaspard

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Nous sommes dans les années 30. Le constructeur français Citroën est au plus mal. Les problèmes financiers s'accumulent. Le fabricant de pneumatiques, Michelin, rachète alors la société. Son objectif est d'augmenter massivement ses ventes de pneus. Michelin cherche à créer une voiture accessible à tous. Les concepteurs se réunissent autour d'un maître-mot : la sobriété. Ils conçoivent une voiture économique à tout point de vue : la future 2CV ! Elle coûte trois fois moins cher que les autres voitures de l'époque. Elle demande très peu d'entretien et a une longue durée de vie. Une formule célèbre caractérise ce projet : « Quatre roues sous un parapluie ».

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Le salon de l'auto de Paris ouvre en janvier 1948. La 2 CV est l'invité surprise. Elle fait sensation. Bon marché et robuste, sa popularité grandit rapidement. Sa conduite aisée et ses amortisseurs révolutionnaires jouent un rôle important dans son succès. Les années 60 et 70 marquent l'apogée de la « deuche ». Les séries spéciales se multiplient, la production augmente rapidement.

La mécanisation des autres chaînes de montage rend la 2 CV de moins en moins compétitive. Sa fabrication presque entièrement manuelle ne peut rivaliser. L'avantage qu'était sa sobriété devient un désagrément. La voiture robuste devient véhicule spartiate. La dernière « deudeuche » sort des usines en 1990.

Revivre l'aventure !

Aujourd'hui, de nombreux amoureux continuent cette histoire. Les associations de collectionneurs font perdurer « la plus mythique des voitures ». Les Belles échappées proposent de retrouver les sensations de la conduite des 2 CV.

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Direction le Nord-Pas-de-Calais. A deux heures de Bruxelles.
Il est un peu difficile de troquer son véhicule moderne doté des dernières technologies pour se retrouver plus de soixante années en arrière ! Mes premiers tours de roues sont hésitants et le premier freinage plus que surprenant mais au bout de quelques centaines de mètres d'adaptation, le plaisir de conduire une deuche est bien présent.
Bien sur, pas la peine d'oser espérer passer le 50 km/h mais finalement l'idée est ici de découvrir le paysage. Entre marais et habitation typique du Nord, ce qui marque aussi c'est la capital sympathie que notre engin suscite chez les autochtones...

pour quelques heures, une journée ou un week-end entier, prenez vous aussi la route au volant d'une « deudeuche ». Toutes les informations sur www.les-belles-echappees.com

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