Les femmes restent plus au lit que les hommes

par Leslie Rijmenams

parapharmacie-nuit-sommeil"Moi, si je n’ai pas mes huit heures de sommeil, je ne suis bon à rien", "s’endormir stressé, c’est le répercuter sur toute la semaine", "si on a rêvé, c’est qu’on a bien dormi"... Il existe tellement d’idées préconçues sur le sommeil qu’il est parfois difficile de pouvoir démêler le faux du vrai. D’autant que deux personnes n’auront pas des besoins similaires en matière de récupération. Une bonne occasion de faire le point sur ce qui se dit en ce moment sur ce sommeil qui occupe un tiers de nos journées. Dans le meilleur des cas...

L'importance d'un bon matelas

Une enquête relayée par le Huffington Post : elle concerne l'importance d'avoir un bon matelas. Outre un torticolis dérangeant ou un mal de dos récurrent, un matelas en mauvais état peut être à la source de bien d’autres problèmes. En effet, dormir sur un matelas neuf et plus ferme réduit considérablement le stress.

Le risque d’être allergique aux acariens, ces petites bestioles qui peuplent nos lits et se nourrissent de peaux mortes, est loin d’être négligeable. D’après le site WebDM, plus de 6% des Américains auraient développé cette allergie. Pour s’en débarrasser : aérer, laver les draps et aspirer le matelas sont les maîtres mots. A noter aussi qu'utiliser son lit pour y travailler, qui plus est avec un appareil électronique, aurait une influence particulièrement néfaste sur notre capacité à rejoindre les bras de Morphée.

Un conseil : écoutez votre corps ! Se tourner et se retourner encore dans son lit peut signifier qu'il est temps d'en racheter un autre... 

C'est l'effet placebo

Si le stress et les idées noires ne sont d’aucune aide en ce qui concerne le fait d’être bien reposé, deux chercheuses américaines, Christina Draganich et Kristi Erdal, ont démontré que croire que l’on a bien dormi augmente nos capacités cognitives (attention, langage, mémoire, prise de décision...).

A l’inverse, penser que notre nuit était pourrie nous rendrait moins aptes à réfléchir correctement le lendemain. L’idée que l’on se fait de notre sommeil aurait donc une influence, indépendante du nombre d’heures et de la qualité réelle du sommeil.

flemme idees noires

Les femmes, ces flemmardes...

Une étude de l’Université de Cambridge démontre que les femmes dormiraient moins que les hommes tout en restant plus longtemps au lit. Elles passeraient en moyenne 8 heures et 41 minutes au lit, contre 8 heures et 32 minutes pour les hommes, soit 15 minutes de plus. Par contre, pour ce qui est du temps de sommeil effectif, on constate une moyenne de 6 heures et 48 minutes, soit 11 minutes de moins que les hommes qui, eux, dormiraient en moyenne 6 heures et 59 minutes. En gros, les mecs sont efficaces, ils visent la rentabilité : "je vais au lit pour dormir" tandis que les femmes seraient plus du genre : "je vais au lit pour flâner".

Cette différence serait liée au fait que les femmes subissent plus de stress que les hommes, selon le chercheur Yue Leng. Elles resteraient en revanche plus longtemps au lit car elles sont plus enclines à bouquiner sous la couette.

Sommeil : on est pas égaux

Les besoins en sommeil varient en fonction des personnes. Si quatre heures sont largement suffisantes pour que Marcel soit en forme, Gérard passera sa journée à bailler et penser à son lit pour le même nombre d’heures de repos. De plus, avec l’âge, les besoins en sommeil diminuent. Si les raisons de cette diminution sont encore difficilement identifiées, chacun de nous possède "son heure", celle qu’il ne faut pas laisser passer au risque de ne plus pouvoir s’endormir rapidement. Il a aussi été prouvé qu’une bonne nuit de sommeil joue un rôle primordial sur la mémorisation, sur l’humeur, l’attention et sur le niveau d'anxiété.

De bonnes nuits réduisent la charge émotionnelle

Aux États-Unis, les chercheurs Els van der Helm et Matthew Walker ont découvert qu’il existait une différence de réponse émotionnelle face à une série d’images entre des personnes ayant dormi entre deux expositions et d’autres qui n’ont pas pu récupérer, sur une période de douze heures. Les images montrées se voulaient négatives. Les émotions ressenties par les personnes ayant dormi entre les deux expos se sont avérées moins fortes lors du second visionnage. Les chercheurs orientent leurs hypothèses vers une importance du sommeil paradoxal pour ce phénomène.

Allez hop, au dodo !

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Merci à Nathalie Delhove pour sa précieuse aide dans la rédaction de cet article :-)

 

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