Une seconde d'insouciance

par Leslie Rijmenams

Mimi foundation - ne serait ce quune secondeParce qu'un proche y a été confronté, parce qu'un proche le vit, parce qu'un proche le connaîtra un jour. "Je crois que c'est l'insouciance qui me manque le plus." Focus sur une vidéo qui fait sourire, malgré la maladie. 

Le 17 juin dernier, 20 personnes atteintes d'un cancer se font coiffer et maquiller à l'aveugle. Cette idée, elle vient de la Fondation Mimi, une association qui aide les malades à rester dignes pour mieux combattre le mal qui les ronge. 

Après avoir été relookés, les malades se placent devant un miroir sans tain. Les yeux fermés. Derrière la vitre : un photographe. Vincent Dixon immortalisera ces beautés lorsqu'elles ouvrent les yeux. Après la stupéfaction du premier millième de seconde, arrive le sourire, commun à chaque visage. Autre point commun : à cet instant-là, à cet instant-T, les malades oublient qu'ils le sont. Retour à l'insouciance avant de se rappeler d'une bien trop dure réalité. N'empêche, ce moment a existé, "ne serait-ce qu'une seconde".

Deuxième étape du projet : une exposition, le 7 novembre dernier. Les familles des patients y étaient invitées. A la découverte des clichés, le même scénario : stupéfaction et sourire général. Durant une seconde, le cancer n'existait plus. 

Vint alors une vidéo expliquant le projet. Et comme 20 belles photos valent mieux que 20 longs discours, on peut à présent les découvrir dans un ouvrage*. Il reprend ces ces portraits, leur légende ainsi que la seconde précise à laquelle le souci s'est envolé. La part des anges. Grisante, pour un instant. 

 

 

* L'ouvrage Ne serait-ce qu'une seconde est disponible sur commande via l'adresse Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. . En moins d'une semaine, la vidéo a déjà été vue près de 2 millions de fois dans le monde. L'exposition se tiendra à Bruxelles à partir du mois d'avril 2014.

 

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