Cuber...bon !!

par Leslie Rijmenams

Cuberdons leopold okChaque vendredi avec l'équipe des Chauds Matins, on évoque quelques pistes de sujet pour la semaine à venir. Le mariage pour lundi. Les trucs anti-déprime pour mardi. Je ne vous apprends rien en vous disant que mon péché mignon, quand je suis down, c'est le chocolat, la glace, les bonbons... enfin tout ce qui est sucré quoi. Et pas que quand je suis déprimée, en fait. 

Hier, sur mon bureau : un magnifique coffret nommé Cuberdons Léopold. Intriguée, j'appelle Jérôme Stéfanski, fondateur de cette jeune entreprise. En 4 ans, lui et son épouse sont parvenus à se faire une place dans ce petit monde ma foi très concurrentiel. Les légendes qui entourent le cuberdon sont vastes. Pour les uns, les cuberdons existent depuis 1873. A cette époque, un pharmacien jetta à la poubelle un médicament sous forme de sirop. Il y resta pendant 10 jours et pris la forme de la confiserie actuelle. Pour les autres, le cuberdon fut conçu au 19ème par un membre du clergé vivant en Flandre, dans la région de Bruges. Aujourd'hui encore, Nord et Sud du pays se disputent l'origine du bonbon.

Une chose est sure : il naquit sous le règne de Léopold 1er. Belges et fiers de l'être, Jérôme et son épouse Sophie Van Cruchten décidèrent de percer le mystère du neuzeke et de nommer leur petite entreprise : Cuberdons LeopoldCuberdons leopold 3

En Belgique, les producteurs de cuberdons artisanaux se comptent sur les doigts de la main. Jérôme Stéfanski nous l'assure : il perpétue une méthode ancestrale. 7 jours pour 6 étapes de fabrication. "On ne produit que des cuberdons au goût d'origine : la framboise domine, des notes de violette et de cerise se dégage et puis, évidemment, il y a la recette secrète."

Question : d'où vient cette fine poudre blanche parfois présente sur le cuberdon avant sa dégustation ? "Il ne s'agit en rien d'un défaut de fabrication. Cette poudre blanche est en fait de la farine d'amidon. Pour leur donner leur forme, on incorpore le sirop à la base du cuberdon dans des moules en farine d'amidon. Au bout de quelques jours, une croûte se forme. Et quand on on enlève les bonbons de leur moule, une fine texture blanche s'y colle. Chez nous, on l'enlève avec de l'air pulsé mais on passe également chaque cuberdon au pinceau pour ôter le maximum de résidu." Si ça c'est pas du fait main... 

 

 Depuis toujours, le cuberdon fascine. Objet mystérieux, on le retrouve également sous forme de produits dérivés. La maison Léopold propose un sirop et une glace à base de cuberdon. Franchement divine. Elle est fabriquée à base de lait de vache belge, de sucre de raisin et on y retrouve, merveilleux, des éclats de meringue. Ce que j'aime chez la famille Léopold, c'est leur fierté d'être Belge, leur défense de notre patrimoine et leur valorisation des produits locaux. 

En Belgique, la maison Geldhof est, de très loin, la géante du cuberdon. Elle produit 540 tonnes par an sur les 600 que représente le marché. Une entreprise face à laquelle le petit Léopold n'a certainement pas à rougir. S'il continue sur sa lancée, je suis sure qu'au même titre qu'une personne du même nom, il aura un brillant avenir. 

 

Retrouvez l'interview de Jérôme Stéfanski mardi 18 juin prochain, à 8h32, sur Nostalgie. 

Cuberdon léopold

Points de vente de cuberdons Léopold : une dizaine de lieux en Belgique (Bruxelles, Lasne, Verviers, Liège, Jumet...). Plus facile : la vente en ligne (www.cuberdonsleopold.com). ** Mention spéciale pour le rafinement du packaging **

 

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