L'érable dans la peau

par Leslie Rijmenams

Cabane a sucreAaaaaah, enfiiiiiiiiiinnn !!!! Je vais me sucrer le bec !!!! Première vraie découverte gastronomique de ce séjour ! (Vous constaterez que je ne prends pas en compte la poutine) Le sang d’Olivia Ruiz, c’est du chocolat chaud. Le mien, c’est du sirop d’érable.

Au crépuscule, nous prenons la route vers La sucrerie de la montagne. C'est à une heure de Montréal. Après 45 minutes d'autoroute, on plonge dans la forêt, parsemée de cabanes du pêcheurs à la Cabrel.

60 hectares de forêt, 3000 seaux suspendus en chaque fin d’hiver… Stéfan Faucher fait partie de ceux qui oeuvrent chaque année avec passion pour promouvoir son terroir. A notre arrivée, le trentenaire nous réserve un accueil ultra chaleureux et entre tout de suite dans le vif du sujet. « La récolte commence à la fin février et dure environ 2 mois. »

Les acériculteurs entaillent chaque arbre, un par un et récupère l’eau qui s’en échappe suite au dégel. Plus il fait chaud après une nuit gelée, plus l’eau s’accumule. Et c’est dire s’il en faut un paquet… « Pour 1 litre de sirop, il faut 40 litres d’eau. Et plus l’eau est récoltée tard dans l’année, moins elle sera sucrée. Il faudra donc la chauffer davantage pour en faire du sirop… ce qui lui donnera une couleur sombre. En fonction de la date de récolte, le sirop peut être extra clair, clair, médium, ambré et foncé. » Les derniers étant les plus corsés… 

Eau dérable

Après la récolte, le sirop est donc chauffé à 104 C°. 109 C°, c’est la chaleur pour obtenir le beurre d’érable et 118 C° pour le sucre. « Quand les gouttes collent ensemble et cassent, c’est prêt !»  Ben si c’est le cas, c’est l’heure de goûter, non ?

Stéfan invite donc tout notre petit groupe à entrer dans sa cabane. Une cabane XXL en fait qui accueille, chaque printemps, 35.000 visiteurs. Mais aujourd’hui, nous sommes seuls ! Une habitation genre Sequoia lodge à Disneyland, version authentique. Même en plein été, un feu et des guirlandes illuminent l’endroit. Féérique !

Stéfan Faucher

Mais la mise en bouche de Stéfan m’a vraiment mise en appétit. C’est son épouse qui cuisine. Et apparemment, elle sait comment garder son homme.

Accrochez-vous : soupe aux pois, pain maison, jambon au sucre du pays, tourtière, ragoût de boulettes, saucisses de campagne, oreilles de crisse (lard frit), omelette soufflée, pommes de terre pilées à l’ancienne, fèves au lard, ketchup aux fruits, crêpes au sirop et tarte au sucre. Promis, j’ai tout goûté. Et promis, j’ai tout arrosé de sirop. Le genre de repas à 3000 calories, tu vois ? Je me suis jurée de ne pas revenir avec  kilos en plus. Hum. Chéri, tu caches la balance à mon retour, stp ?

 

 

 

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