Le Pain Quot' a le vent en poupe

par Leslie Rijmenams

Pain quotidien galerie de la reineCe matin, nous étions au Pain Quotidien de Mons pour rencontrer les Chauditeurs. La semaine dernière, j'étais à Bruxelles pour rencontrer celui sans qui rien de tout ça n'aurait existé, Alain Coumont

Le Belge était quelques heures avant à Miami, a fait escale à New-York, puis à Paris pour se retrouver au coeur de la capitale de l'Europe. 22 ans après avoir ouvert son premier nid rue Antoine Dansaert, Alain Coumont réinvestit dans le centre bruxellois en créant une nouvelle table commune. Le Pain Quotidien siège désormais dans un écrin majestueux : la Galerie de la Reine, juste à côté du théâtre du Vaudevile. 

28ème Pain Quot' en Belgique, 182ème dans le monde. Quand on sait qu'une ouverture coûte, en moyenne, un demi millions d'euros... Sans compter les salaires... Les actionnaires de Coumont n'ont pas froid aux yeux. Mais comment parvenir à une telle success story"Vous savez, quand j'ai ouvert la première fois à Dansaert, les loyers coûtaient beaucoup moins chers qu'à l'heure actuelle : environ 300 euros par mois. Mais ce qu'il faut surtout, c'est ne pas compter ses heures. J'ai travaillé 5 ans sans me payer. J'y ai cru... Et puis, il y a un autre point hypra important : c'est innover. Proposer des produits qui composeront la cuisine de demain. Avoir toujours une longueur d'avance !"

alain coumont

Si aujourd'hui Alain Coumont attire les foules, c'est parce qu'il propose également une cuisine commune aux besoin d'une nouvelle société : des repas avec moins de graisses saturées, moins de choléstérol. Une harmonie entre gastronomie et santé : beaucoup de légumes et peu de place laissée aux matières animales comme la viande, les oeufs... Le bio ? Entre 70 et 95% des produits proposés le sont en fonction des pays. "Si le saumon bio coûte 2 fois plus cher, pourquoi pas. S'il coûte 3 ou 4 fois plus cher, alors non. Il faut rester raisonnable." 

Et puis il y a aussi la philosophie de l'endroit. Cette table commune, en chêne, autour de laquelle se retrouvent des illustres inconnus pour siroter un jus de pomme. Le café servi dans un bol, "parce qu'en Belgique les clients veulent souvent se réchauffer les mains", le pain au levain de 2kg, "un objet superbe qu'on peut, en plus, mettre dans des dizaines de préparations..." Ecouter Coumont est une gourmandise. S'asseoir à sa table est rassasiant, et simple. "Parce qu'une tartine ne doit jamais contenir plus de 4-5 produits. L'important chez nous, c'est que le personnel s'amuse en cuisine et offre un plat qui va à l'essentiel."  

Avec leurs idées, les Belges peuvent aller loin. Y'a vraiment plus de quoi se moquer de nous... Maintenant qu'on est des pros en foot, en plus... 

 

Commenter cet article