Un café solidaire, le café suspendu

par Leslie Rijmenams

cafe suspenduLes nuits se font froides. Les journées aussi. Et les démunis sont de plus en plus nombreux à investir les centres-villes, me semble-t-il. En cette période propice au partage, je vous présente le café suspendu. Un geste qui réchauffe les corps, les coeurs... et qui coûte trois fois rien. 

Né à Naples en 1993, le caffè suspeso s'étend aujourd'hui en Europe. Existant (mais trop peu connu) à Bruxelles, Namur, Charleroi ou encore La Louvière, le café suspendu touche aussi désormais la ville de Liège grâce aux étudiants du CFEL, l'Ecole HELMO en éducateur spécialisé. 

Le principe ? Vous vous rendez dans un établissement qui affiche le logo "café suspendu". Vous y passez votre commande habituelle (sauf alcool) et, au moment de régler l'addition, vous payez deux boissons. L'une pour vous, l'autre pour une personne démunie

Les additions payées en attente sont ensuite affichées sur un tableau au comptoir. Lorsque le sans-abri entre dans le bistrot, il voit les "additions suspendues" et sait s'il peut bénéficier d'une eau, d'un cola, d'un café déjà payé. 

Un geste doublement bénéfique : 1) il permet d'alimenter une personne dans le besoin ; 2) il augmente le chiffre d'affaire du cafetier. 

Plusieurs asbl souhaitent convaincre les tenanciers de café mais aussi les restaurateurs d'adhérer à l'initiative. Le café peut aussi être un sandwich, un cornet de frites ou même... un couscous suspendu ! L'idée a été récupérée par l'association Bouge ta conscience, dans la cité ardente. Qui sera le prochain à lancer une telle initiative ? 

Un conseil aux organisateurs : regrouper tous les cafés partipant à l'action sur un et unique site internet. Ca manque... pour l'instant, l'action s'organise via des groupes Facebook et des sites de seconde zone. Cette action est tellement belle qu'elle mérite une bien meilleure image. 

 

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