Mangez des pommes qu'ils disaient...

par Leslie Rijmenams

blanche neige pommeSamedi dernier, 12h40, je me décide. Après 3 mois de débat intérieur, j’achète un iPod touch. Je ne l’aurais pas fait si un pauvre plouc (sorry, mais c’est vrai) n’avait pas inséré sa main dans mon sac en septembre dernier pour me dérober cet ami, qui trainait non stop avec moi depuis 2008.

Bref, l’occasion est bonne pour me fournir un nouvel appareil, plus performant et plus perfectionné.

Il me fallait deux choses : 1) de la musique et 2) un appareil photo/caméra.

Comme tout le monde évidemment, je rêve d’un iPhone 5 mais j’ai vraiment la trouille de me balader avec 800 euros sur moi. Du coup, je décide de diviser la somme en deux (enfin, même plus !) Et finalement, payer 480 euros en plus pour le téléphone en plus… je préfère acheter un bon lecteur de musique/vidéo et un gsm un peu pourave… ne mettons pas tous nos œufs dans le même panier.

Bref, je me fournis le nouvel iPod touch, l’adaptateur dock (ben oui…) et reviens chez moi le sourire aux lèvres. Mais le sourire vire rapidement au jaune lorsque je me rends compte qu’il me faut la nouvelle version d’iTunes : la 10.7. Jusque là, tout va bien.

Pour installer cette version, il me faut la mise à jour Mac (j’ai un iMac de 2008) 10.6.8. Je la télécharge via telecharger.com. Lorsque je veux finaliser, on me dit que pour installer la 10.6.8, il me faut la 10.6.6. Ok… [A ce moment-là, cela faisait plus d’une heure que j’étais derrière mon écran.] Je télécharge et là, rebelote, au moment de la finalisation, il me faut le Snow Leopard 10.6… disponible sur l’iStore. Autrement dit, moyennant money ! 18 euros + frais de livraison.

Bon, passe encore. Quoique… je suis une fidèle utilisatrice de Apple depuis 5 ans et on m’en fait payer le prix. Mon ordi n’est pas à jour, je dois mettre la main au portefeuille. Du coup, je vais à la Fnac espérant me fournir rapidement cette mise à jour. Là, le mec de Mac me dit que les mises à jour ne sont achetables que via Internet. Le « Mac man » me dit finalement d’appeler un numéro vert en espérant qu’on me fasse un geste commercial et qu’on m’offre le CD d’installation…

De toute façon, pour en revenir à ce CD d’installation, franchement, je n’ai pas envie d’attendre qu’on me le livre. Je ne serai pas là pour accueillir le facteur, du coup, je devrai encore attendre un jour avant de me rendre à la poste aux heures de boulot… Bref, je me braque et demande au vendeur s’il est possible de transférer ma bibiothèque iTunes (sur mon mac) sur PC. 

« Pour ça Mademoiselle, il faut aller voir le Monsieur de Windows. » Ce dernier m’indique que « déjà faire le transfert de Mac à Mac c’est compliqué mais alors de Mac à PC… » Gros blanc. « Ou alors vous faites des CD. »

A  peine sortie de la Fnac, j’appelle quand même le 0800 – on ne sait jamais qu’ils aient des solutions miracles – mais on refuse de me faire un petit geste commercial… Par contre, « on peut vous faire un petit pourcentage si vous achetez un nouvel ordinateur. » Ben tiens.  

Bref, insatisfaite, je rentre chez moi bredouille et le cœur lourd. Comme un enfant qui a un nouveau jouet et qui ne peut en faire usage. Je tente dans un premier temps de mettre ma bibliothèque iTunes sur un disque dur externe formaté sur PC, puis un autre formaté sur Mac, mais ça ne fonctionne pas. Je ne suis pas une pro. Je n’arrive pas à convertir des fichiers en .fat comme me le conseille un collègue, les fichiers de l’un est incompatible avec l’autre. [Vous vous n’en sortez pas dans ce que je vous raconte ? Moi non plus.] On est geek ou on ne l’est pas. Le problème, c’est qu’Apple pousse ses utilisateurs à le devenir à force de devoir réinventer l’informatique à chaque coin de rue.

Et là, je repense à ce que « l’homme de Windows » m’a dit à la Fnac. « Faites des CD hein, c’est l’ultime espoir. » Allez go alors, je vais même faire mieux : je vais faire des DVD. Et là, au bout de 3h30 d’enregistrement et de transfert, ma bibliothèque iTunes sur PC est en état de marche.

Ce qu’il faut retenir de ce récit

- J’adore mon nouveau jouet, j’étais trop frustrée de ne pas pouvoir l’utiliser tout de suite.

- Avec ses mises à jour imposées et payantes, Apple a fait repasser une cliente vers le système PC. Dommage que la bande à Jobs transforme une fidélisation de cœur en fidélisation forcée. Notons qu'ils ont bien trouvé le nom de leur bibliothèque : iTunes, un nom prédestiné. Ils auraient peut-être juste du ajouter un "H" à tHunes".

- A côté de tout ça, n’oublions pas le principal : mon nouvel iPod touch est vraiment nickel !

 

 

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