New York fait vibrer le festival de théâtre de Spa

par Leslie Rijmenams

New York

Aller à Spa pour se rendre à New York ou au moins, rêver de la grosse pomme. C'est ce que je pensais faire en me plongeant dans le mélo-drame de Dominique Breda - plume aiguisée de Purgatoire et Emma. Mais New York, c'est beaucoup plus qu'une escapade. C'est d'abord un voyage dans le passé et dans l'esprit de Max, meurtri par le suicide de son père. La scène se déroule dans la gare où il s'est donné la mort, il y a 20 ans. En une heure dix, on traverse les flashs back, virevolte de rires en délires. Alexis Goslain est émouvant dans ce rôle de fils en manque de racines et de réponses, le chef de gare de l'époque, Emmanuel Dekoninck est aussi attachant que déconcertant et Alexandre Crépet, tout simplement vrai. 

New York finalement, c'est quoi ? C'était un vieux rêve. Le rêve de prendre le train avec son père et de continuer si loin que les rails arrivent aux Etats-Unis. Rêve impossible. Tout comme celui de retrouver son père. Et sa mère, par la même occasion. Dominique Breda dresse ici le portrait de "ceux qui restent" après l'auto-destruction d'un proche. Il relate avec brillo le mal-être, voire la folie, dans lesquels cet acte les plonge. Pas de réponse, une lourdeur considérable mais un apaisement certain avec quelques sérieux traits d'humour dont un jeu magnifique sur Frank Sinatra. New York fut ma surprise dans la ville thermale.

Pratique:

Le Festival de théâtre de Spa accueille, chaque mois d'août, de multiples compagnies et théâtres professionnels belge pour mettre en valeur le sixième art. Il s'agit d'une véritable vitrine de ce qui se fait de mieux chez nous. Guinguette, salon bleu, Petit Théâtre Jacques Huisman ou encore chapiteau sur la Place verte cher aux Baladins du miroir... L'idée est d'apprécier une dizaine de pièces dans différentes atmosphères. Abonnement à 90 euros pour 5 spectacles (adulte). 12 euros par spectacle supplémentaire. 

 

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