La Story Take That

par Brice Depasse

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Depuis les Beatles, l’Angleterre a fourni un nombre incalculable de stars de la musique au monde.
Le plus grand d’entre tous dans les années 90 est sans conteste Take That.


Le quatuor collectionne 68 numéros 1 en single dans le monde dont 8 rien qu’en Angleterre et 44 numéros 1 en albums dont 7 en Angleterre (et ils n’en sorti que 7, vous me suivez ? Non ? Ben tous leurs albums ont été N°1 en Grande-Bretagne, tout simplement).

Take That est l’idée d’un seul homme, Nigel Martin-Smith, un agent d’artistes fier de trouver des talents dans sa ville de Manchester où il est établi. Il y a déjà dégoté pas mal d’acteurs pour le cinéma et la télévision quand, en 1987, il lance Damian, un chanteur façon Cabaret ou Rocky horror picture show façon Boy George. Damian fait un hit anglais et américain. En 1989, il a rapporté un tonne d’argent.

Souhaitant réitérer ce succès, Nigel se dit que ce serait bien de lancer un boys band genre les New kids on the block de Manchester. Et il compte le faire autour d’un jeune auteur-compositeur de 19 ans, Gary Barlow. Le jeune homme qui chante seul au piano dans des clubs depuis déjà des années semble doué.

Au cours d’une audition, il repère trois autres jeunes recrues : Mark Owen, 18 ans, employé de banque, Jason Orange, 19 ans, peintre et décorateur mais aussi danseur et Howard Donald, 21 ans, peintre industriel dans l’automobile mais aussi DJ et danseur à ses heures. Le cinquième, il le trouve grâce à une annonce dans la presse, il n’a que 16 ans et il danse dans les rues, son nom, Robbie Williams.

Si sa mère qui a répondu pour lui, Robbie n’a rien d’un timide. Il est même franchement extraverti. Et il n’est pas gay comme Nigel qui ne l’a peut-être pas engagé que pour ses qualités artistiques. En cela, leur collaboration ne part pas sur de bonnes bases.

Si la majorité des chansons de Take That sont chantées par leur auteur, Gary Barlow, le hasard fait que leurs premiers titres vont être interprétés par Robbie Williams, le mettant plus en lumière que les autres. Robbie entre très vite en conflit avec Nigel : il ne supporte pas l’autorité et, de plus, il picole et sniffe de la coke.

Le succès de Take That est pourtant gigantesque : malgré les frasques de Robbie Williams, tout va pour le mieux jusqu’en 1995 où le drame survient. Robbie passe à deux droits de l’overdose la veille des MTV Music Awards.

L’affaire fait grand bruit. A la veille de partir en tournée aux Etats-Unis, quatre membres de Take That annoncent à Robbie qu’ils n’en peuvent plus de ses absences aux répétitions et des bagarres incessantes. S’il souhaite comme il le clame dans les interviews, qu’il reste ici.

Robbie accepte de quitter le groupe. Take That continue à trois mais pour peu de temps. Quelques mois plus tard, le groupe se sépare au grand soulagement de Robbie.
Car si, en effet, on ne parle plus que de lui dans la presse et à la télé, il ne peut chanter en solo, cela lui est interdit par contrat tant que le Take That existe.