La Story in Belgium (26) : Philippe Swan

par Brice Depasse

philippe-swan-dans-ma-rueLa séquence antenne :

Philippe Swan appartient à la catégorie des "One hit", à savoir, ces artistes non pas qui n’ont obtenu qu’un hit mais dont on n’a retenu qu’un seul hit.

Pour preuve, souvenez-vous si vous étiez à côté de votre radio ou devant votre poste de télé au début des années 90 : ... Cette leçon vaut bien une story ?

Philippe Swan s’est appelé pendant plus de 25 ans, Philippe Colpaert. Je pourrais vous faire le plan « Tout petit, il faisait de la musique … et sa maman déjà chantait dans un orchestre à la fin des années 40" ...  Ah oui mais tiens ça c’est vrai ! Non, Philippe Colpaert n’a pas quitté l’école pour chanter dans les rues, il entre en possession de sa première guitare alors qu’il a déjà 17 ans. Il poursuit des études supérieures à l’ULB mais s’il fait Solvay, de hautes études de commerce, il s’intéresse à la musique. En 1982, il écrit la première version de Dans ma rue.

Il a fondé un groupe de students nommé Calvitie Précoce qui se produit dans les revues estudiantines. C’est ainsi qu’il vit sa première expérience discographique avec un 45 tours pressé à 500 exemplaires : Garçon l’addition. Une chanson typique de revue qui évoque le cercle de Pharma de Louvain-En-Woluwe. Drôle, non ?

Fraîchement diplômé, le jeune Philippe se fait embaucher par la firme Phonogram (devenue aujourd’hui Universal) où il est responsable des projets spéciaux c’est-à-dire des compilations et certains produits médias. Il ne lui faut pas longtemps pour comprendre que s’il veut tenter sa chance comme chanteur, il a plus intérêt à le faire sur Paris qu’en Belgique. A cette époque, tous ses directeurs sont flamands ou hollandais et lui, il chante en français. Alors comme ce n’est qu’une question de rencontre, Philippe part présenter ce qu’il fait chez Phonogram France et en revient avec un contrat.

En 1988, c’est la sortie de Dans ma rue qui fait un petit hit en France et un malheur en Belgique. On entend plus que ça.

L’album Sale rêveur, excellent produit pop sort en 1990 mais ne se vend qu’à 20.000 exemplaires. On vit encore sous le règne des singles. Et même si l’album suivant, sorti en 1993, est tout aussi bon, il se vend moins. A partir de là, Philippe Swan se fait plus discret mais écrit pour d’autres quand il ne les produit pas. Ce sera ainsi le cas pour Fabian, Mélanie Cohl, Miss Dominique ou encore Vox Angeli. Et j’en passe, ça en fait du monde dans la rue Philippe Swan !