La Story vidéo (35) : Comment devient-on Pet Shop Boys ?

par Brice Depasse

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Raconter l’histoire des Pet Shop boys, le duo qui a bercé les années 80 de ses rythmes synthétiques et de ses textes intelligents, c’est prendre la mesure de tous les artistes géniaux qui n’ont jamais fait carrière parce que le destin ne leur a pas souri.

Ainsi donc du jeune Neil Tennant qui, à l'âge de dix ans, regarde à la BBC les Beatles chanter A hard days night et se met à écrire une comédie musicale.

Deux ans plus tard, il se met à la guitare puis, adolescent, joue dans un groupe folk dans sa banlieue de Newcastle, nous sommes en 1970. Neil est l’ado type en conflit avec ses parents et ses profs. Il lit des livres qu’il se paie lui-même et joue dans une compagnie de théâtre amateur.

A 18 ans, n’en pouvant plus, il quitte le domicile familial et débarque à Londres. Lui que ses parents enfermaient pour qu’il ne sorte pas le samedi soir se retrouve dans les boîtes de nuit de la capitale, découvre un monde inconnu et travaille pour subvenir à ses besoins. Il adapte ainsi des Comics de chez Marvel à l’anglais et la pudeur britanniques, puis écrit dans un magazine musical pour ados.

Les années passent. Nous sommes en 1981. S’il continue à écrire des chansons, Neil se dit qu’à 27 ans, c’est foutu pour lui. On ne commence pas une carrière de chanteur à cet âge-là.

Et puis un jour, il rencontre par hasard dans un magasin de Hi-Fi un claviériste avec qui il sympathise. Chris Lowe est un jeune aspirant architecte aux études. Il étudie à Liverpool et passe son weekend à Londres. Les deux jeunes gens se mettent malgré la distance à travailler ensemble sur des chansons.

Chris joue de la musique depuis longtemps. Ses parents l’y encouragent même. Pourtant il le fait en tant que hobby car la musique ne peut pas nourrir son homme. C’est ainsi que son grand-père paie au duo le voyage pour New York pour travailler sur les chansons de leur duo qu’ils ont nommé West End, du nom de cette région de Londres qu’ils affectionnent tous deux. Neil a en effet rencontré le producteur Bobby O lors d’une interview de Police qu’il a réalisée à Manhattan pour le compte du magazine Smash hits.

Les titres qu’ils sortent comme West end girls et Opportunities ne font cependant que des petits hits. Rompant leur contrat américain, ils sortent de nouvelles versions de leurs chansons sur le label Parlophone qui a autrefois commercialisé les Beatles. Le deuxième single est le bon, West end girls est numéro un dans le monde entier désormais interprété par les Pet shop boys.

C’est le surnom qu’ils ont donné à des potes à eux qui bossent dans un magasin d’animaux domestiques dans la banlieue ouest de Londres. Et c’est sous ce nom qu’ils vont vendre 50 millions de disques.

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