50 ANS APRÈS : "ABBEY ROAD" DES BEATLES EST À NOUVEAU N°1
C'est officiel : Abbey Road est à nouveau N°1 de l'Ultratop

Il y a cinquante ans exactement, sortait le dernier album que les Beatles aient enregistré ensemble. Il s’appelait Abbey Road, du nom de la rue où se trouvait le studio EMI, là où ils avaient enregistré presque tous leurs disques. Nous étions en septembre 1969 et on peut dire qu’une page de l’histoire de la musique se tournait en même temps que la décennie. Finir une histoire aussi prodigieuse en même temps que ces années 60 qui allaient devenir mythiques, ils auraient voulu le faire exprès qu’ils n’auraient pas pu. Du coup, les Beatles allaient s’approprier toute la décennie écoulée, ce qui encore une fois reste un cas unique et incontestable car oui, les Beatles, ces quatre gamins venus de la banlieue d’un port perdu du nord de l’Europe ont eu une influence considérable sur la société à l’échelle de la planète.

 

Ce qu’on sait moins c’est que depuis le début de l’année 1969, les Beatles avaient aussi entrepris de tourner une autre page, celle de leur business. Avec quelques années d’avance sur un autre poids lourd des sixties, les Rolling Stones, John, Paul, George et Ringo avaient décidé qu’ils méritaient de garder une plus grande partie de ce que leur musique rapportait en devenant leurs propres patrons.


Mais ils n’étaient pas des hommes d’affaires, juste des artistes. Leur société Apple dont le logo avait été inspiré par un tableau de Magritte, s’était retrouvée infestée de doux rêveurs, d’artistes et de parasites de tout poil à qui on disait toujours oui. Un hallucinant gouffre financier. C’est là qu’intervient un gars nommé Allen Klein, déjà manager des Rolling Stones. Un financier impitoyable avec les dents d’une ambition tellement longue qu’elle aurait rayé tout le parquait de Buckingham Palace. Ah ben, il s’en serait moqué, il était Américain. Après avoir viré les inutiles et tous ceux qui profitaient de l’argent des Beatles, il ne restait pas grand monde dans les bureaux, sauf les artistes que ils avaient signés. Des désastres aussi ? Ben non, pour le coup, avec leur flair, leur génie de la composition et leur sens artistique, ils vont coup sur coup faire de gros hits et révéler des artistes.

 

Badfinger dont le leader Pete Ham va malheureusement entrer dans le Club des 27, un hit grâce à une chanson que McCartney plie en une heure en attendant les autres Beatles au studio … la petite Mary Hopkins et ses minijupes, autre protégée de Paul McCartney, succès phénoménal … et enfin un jeune Américain qui débarque à Londres en 1968. Il s’appelle James Taylor, 20 ans, un folkeux country protégé par un membre de Apple qui lui produit un premier album qui ne se vend pas.

 

Pour la petite anecdote, consciemment ou pas, George Harrison, qui assure les chœurs sur ce disque, reprend le titre d’une de ses chanson comme premier vers de la sienne, Something. Pourtant James Taylor ne lui en voudra pas, au contraire et il a ses raisons. Quand Allen Klein, tiens le revoilà, met de l’ordre chez Apple, James Taylor devinant qu’il n’allait plus s’occuper que des Beatles demande qu’on le libère. Mais Klein refuse. Non, garde-le, dit-il à McCartney, il le rachètera si ça marche pour lui.

 

Mais non, dira McCartney, ce n’est pas honnête, on n’a rien fait pour lui : et il se fait remettre le contrat. Chose qu’il ne regrettera jamais même si sept ans plus tard le best of de James Taylor se vendra à 12 millions d’exemplaires soit presque autant que le Abbey Road des Beatles à sa sortie, le chef d’œuvre de la fin des années 60, le modèle qui va influencer la décennie suivante de Genesis à Pink Floyd.


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