LA NUIT OÙ LE DISCO EST MORT. QUAND ET COMMENT EST-CE ARRIVÉ ? ON VOUS EXPLIQUE …
Parmi tous les courants musicaux, aucun n’a connu une mort aussi brutale que le disco.

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Le disco est mort le 12 juillet 1979, aux Etats-Unis, dans la ville de Chicago. Un événement mondialement relayé par la presse.


La sortie du film « Saturday Night Fever » et de sa bande originale a imposé la dictature du disco sur l'industrie du disque incarnée par les Bee Gees. Deux ans plus tard, leur nouvel album ne vient-il leur offrir un nouveau méga-tube disco.


L'immense popularité de ce genre de musique pousse la grande majorité des artistes à s’y mettre, jusqu'au rockeur Rod Stewart.  

 

Comment expliquer la fin du disco ?

 

Retour à Chicago, où une radio passant au tout disco remercie son jeune animateur Steve Dahl, engagé sur une radio concurrente de type rock, Steve Dahl vide sa rage et sa frustration en rayant des singles sur antenne. Le standard de la radio explose poussant l'animateur à continuer son oeuvre de destruction et à appeler le public à une « disco démolition », le 12 juillet 1979.

 

Contre toute attente une immense foule (de 7 à 50.000 personnes selon les témoins) se rassemble pour démolir et brûler 45 tours et albums. Les images font le tour du monde et font prendre conscience aux professionnels de la musique qu’ils ont peut-être été trop loin en publiant tout et n'importe quoi sous prétexte que le rythme soit disco. Ils ont tué la poule aux oeufs d'or en provoquant écoulement du public.

 

Les albums disco (dont celui d’Elton John qui vient de sortir) terminent vite dans les bacs à soldes.

 


Une dégringolade pour le disco qui n'empêche toutefois pas certains singles de qualité de fonctionner. On retient par exemple le « Born to be alive » de Patrick Hernandez, un son né en Belgique grâce à un producteur éclairé nommé Jean Van Loo et un claviériste ingénieur du son visionnaire comme Dan Lacksman. Avec ses 25 millions de copies, ce titre est le plus grand succès disco de tous les temps, à cheval sur deux des grandes époques de l’âge d’or de la musique populaire. 

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