STORY SPÉCIALE HOTEL CALIFORNIA
Malgré un Greatest Hits record, Hotel Calfornia reste l'album mythique autour duquel gravite la carrière des Eagles

Ecoutez le podcast

Ecoutez le podcast

Ecoutez le podcast

Ecoutez le podcast

Ecoutez le podcast

L'avant Hotel California :

Avec 150 millions de disques vendus dans le monde pour seulement sept albums publiés, les Eagles sont le plus grand groupe américain. Mieux, avec 42 millions de copies, leur Greatest hits sorti en 1976, il y a 40 ans, reste l’album le plus vendu du XX° siècle aux Etats-Unis.

C’est à la mort de Jim Morrison que la maison de disques des Doors signe un groupe texan répondant au nom de Shiloh. Ce band de country rock, emmené par les dénommés Don Henley et Glenn Frey s’installe donc à Los Angeles où il publie ce qui sera son unique 33 tours, produit par Kenny Rogers tout de même. Le meilleur ami de Glenn Frey, John David Souther, a une petite amie, absolument splendide au demeurant : elle se nomme Linda Rondstadt et est chanteuse de son état. L’accompagnant un jour pour un concert, ils décident de de jouer sur son album et de fil en aiguille voilà toute la bande qui la suit sur les routes. Une fois rejoints par Randy Meisner et Bernie Leadon, les Eagles sont nés mais ils ne le savent pas encore.

C’est John Boylan, le producteur de Linda Rondstadt qui leur suggère de mener leur propre carrière en tant que groupe. Une idée brillante, vous le savez, pour laquelle le groupe sera reconnaissant puisqu’ils vont continuer à jouer en studio avec la chanteuse au cours des années suivantes malgré le succès des … des quoi au fait ? Comment ont-ils décidé de s’appeler ? Les Doolin’ Dalton. Littéralement, les Dalton baveux. Pas sûr qu’ils aient connu la même carrière avec un tel nom si le regretté Glenn Frey qui nous a quittés début 2016 n’avait pas crié « Eagles » en voyant des aigles passer au-dessus d’eux.

Le célèbre producteur David Geffen les ayant signés pour plusieurs albums, le groupe part répéter au Colorado. John David Souther ne fait pas partie de l’aventure mais il va suivre leur carrière de près en signant pour eux une bonne partie de leurs plus grands classiques. La fidélité et l’amitié virile ne sont pas des vains mots dans les plaines chaudes du sud des Etats-Unis où le souvenir du Far West et des Cowboys est toujours présent. Pour assurer son premier tir, Geffen envoie les Eagles à Londres enregistrer avec un des ingénieurs du son emblématiques des Beatles, Glynn Johns. Mis en boîte en février 1972, l’album sort en juin de la même année et grâce à Take it easy, une chanson signée Glenn Frey, encore lui, superbe mélange de country et de rock, est disque d’or aux Etats-Unis. Voilà une histoire qui commence bien.

Il faut dire les choses telles qu’elles sont : il y a eu aussi du chauvinisme dans le succès des Eagles, du moins à leurs débuts. L’arrivée d’un groupe pareil est en effet une bénédiction attendue avec la disparition des Doors pour l’industrie locale du disque mais aussi pour une partie de la population américaine qui ne supporte plus d’être submergée par les groupes et artistes anglais depuis près de dix ans. Les Beatles, les Stones, Led Zeppelin, Tom Jones, les Bee Gees, Elton John, tous ces Bitons occupent la tête des ventes de disques laissant peu de place à Elvis Presley ou aux artistes noirs dont il faut signaler que ce type de public n’a cure.

Mais revenons à la musique, sujet bien plus intéressant que le nationalisme extrémiste et imbécile. Comme leurs homologues des Doobie Brothers, les Eagles jouent un rock local typique c’est-à-dire country mais pour être sûr d’adopter le son qui plaît à cette époque, ils retournent pour la deuxième fois à Londres sous la direction d’un des plus emblématiques ingénieurs du son des Beatles, Glynn Johns.

Le deuxième album des Eagles qui sort en 1973 évoque tous les thèmes de l’Amérique profonde, celle de l’Oklahoma ou du Texas. Rien que son titre, Desperado, évoque un Far West qui, il faut le préciser, est en plein reboot avec la fin de l’ère John Wayne hollywoodienne. Ainsi avec des chansons comme Outlaw man et Doolin’ Dalton, on est en plein univers Lucky Luke mais façon Clint Eastwood-Sergio Leone si vous voyez ce que je veux dire. En fait, nos bons Eagles font le lien entre la vie des cowboys et celle de rockstar qui est la leur.

C’est au cours de l’enregistrement de ce disque que le duo Glenn Frey et Don Henley. Ils co-écrivent ainsi 8 des 11 titres de l’album, affirmant leurs racines américaines, ce qui se traduit par une rupture avec Londres qu’ils quittent en pleine session. Retour à Los Angeles pour finir l’album : tout va à partir de maintenant être garanti 100% californien. C’est à ce moment qu’ils sont rejoints par un cinquième membre, un guitariste chanteur répondant au nom de Don Felder. Une arrivée déterminante puisqu’il participe aux admirablement aux harmonies vocales qui vont devenir la marque de fabrique des Eagles.

Cela s’entend particulièrement sur leur troisième album, On the border, et sur le 45 tours Best of my love, un grand numéro 1 du billboard, à laquelle il accède le 1er mars 1975. Une place à laquelle ils accèdent d’autant plus facilement que quelques mois auparavant les Eagles étaient à l’affiche du California Jam, ce festival historique aux Etats-Unis, aussi nommé le Woodstock de la côte ouest où ils avaient triomphé aux côtés de Black Sabbath, Earth, Wind & Fire, Emerson Lake and Palmer et Deep Purple. Les Eagles sont maintenant les plus grandes stars du rock américain. Et alors qu’en ce début 1976, sort leur Best of dont les ventes s’annoncent astronomiques, on pense logiquement le groupe au sommet de sa carrière. Erreur, celui-ci s’apprête à frapper fort, bien plus fort.

Hotel California (ou presque) :

Dans l’épisode précédent, nous avons vus les Eagles abandonner les enregistrements à Londres en 1973 pour tout recentrer sur Los Angeles. Mais deux ans plus tard, surprise (ou pas), l’album One of these nights fait un malheur. Il se retrouve pour la première fois depuis le début de la carrière des Eagles dans le top 10 de tous les pays y compris l’Angleterre. Et justement, un Anglais, la plus grande star du rock de l’époque aux Etats-Unis, Elton John, décide de se faire le stade de Wembley le premier jour de l’été. Il demande donc à plusieurs artistes américains de se joindre à lui.

Lors de ce concert géant, les Eagles ne manquent pas d’être impressionnés par le jeu de guitare de Joe Walsh. Or, il y a de l’eau dans le gaz entre Bernie Leadon et les quatre autres membres du groupe depuis l’enregistrement du dernier album où ils ont décidé d’être dorénavant plus rock que country. Un désaccord que de longues discussions après session de studio n’ont pas réussi à résoudre. Aussi lorsque ce dernier décide de les quitter en décembre, Joe Walsh est-il pressenti pour rejoindre les Eagles. Une certaine légende prétend même que c’est lui qu’on entend sur plusieurs titres de One of these nights, Bernie Leadon les ayant quittés en pleine session. Et celle-ci se serait terminée, paraît-il, dans un véritable état de grâce.

Témoin du statut de plus grand qu’est celui des Eagles, leur Greatest Hits qui paraît en février 1976 file rapidement au disque de platine aux Etats-Unis. Un million d’exemplaires. En 1990, il en cumule déjà 12, 26 neuf ans plus tard, à la fin du siècle, où il est proclamé disque le plus vendu aux Etats-Unis de tous les temps. Il en totalise aujourd’hui 29, 29 millions de d’albums vendus soit un Américain sur dix, quasiment. A un tel niveau, les Eagles ne peuvent que retomber et déchanter !

Les Eagles le savent et ils bossent. Ils ont à la fois l’intention d’assurer sur leurs bases mais aussi de se renouveler. Le coup de génie est de ne pas le faire musicalement mais au niveau des textes. Le nouvel album des Eagles ne sera pas country mais urbain. A la sortie de ce premier LP avec Joe Walsh, les critiques ne sont pas excellentes comme on serait tenté de le penser au vu de ce que le public lui réserve. Elles sont en fait mitigées. Rien de nouveau sous le soleil, en fait, pour les critiques qui attendent du nouveau.

Et le public américain qu’en pense-t-il ? Et bien la même chose que les Européens. L’album entre directement à la quatrième place des charts, trois mois plus tard il est N°1. On en est aujourd’hui à 17 millions d’exemplaires, grâce à ce titre incroyable, le seul que la majorité des gens connaissent des Eagles. Qu’on l'ait découvert en vacances, dansé et emballé dessus ou qu’on ait joué mille fois le solo final avec une gratte en carton revient au même : Hotel California est un de ces morceaux qui dépasse les genres et les artistes, forge les légendes et les générations.

Eté 1976, les Eagles sont occupés à enregistrer ce qui est déjà leur cinquième album alors que la compilation qu’ils ont sortie début de l’année est en train de balayer tous les records de vente existants. Les piles d’album chez les disquaires sont à la hauteur des files d’acheteurs c’est-à-dire monstrueuses et indécentes. Et on ne peut imaginer position à la fois aussi gratifiante et inconfortable pour des artistes en pleine création. Après être arrivés au sommet, on ne peut que redescendre. Et des journalistes (qui généralement n’ont pas écouté votre disque, ils ont mieux à faire, voyons) écrivent ou disent « aaah, leur nouvel album se vend moins bien que le précédent, serait-ce le début de la fin, hahaha ? » Je vous jure qu’il y a des imbéciles qui ont disent et ont dit des trucs de ce genre,  même à propos des Beatles en 1966 (et ce n’est qu’un exemple).

Alors on ne change pas une équipe qui gagne : les Eagles choisissent de travailler à nouveau avec le producteur Bill Symzyk qui est à ce moment le grand patron du son pop rock américain. Je vois ai raconté, ou vous savez, que les Eagles sont depuis quelques années devenus Californiens. Avec les meilleurs studios d’enregistrement au monde situés à Los Angeles, ils ne devraient donc pas aller loin mais voilà Bill Symzyck est désormais terrorisé par l’endroit. Il craint que Los Angeles de mourir dans l’effroyable tremblement de terre qu’on prédit, aussi veut-il aller de l’autre côté des Etats-Unis, en Floride. Vous le croyez ça ? Et que les Eagles ont dit d’accord ?

Enfin, pas tout à fait. Ils ont coupé la poire en deux. On enregistre une partie à Los Angeles et l’autre à Miami. Mais voilà, le studio Criteria a deux cabines de prise de son : la première est occupée par les Eagles et l’autre par les Anglais de  Black Sabbath qui y enregistrent leur nouvel album. Et la bande d’Ozzy Ozbourne joue tellement fort que le son de leurs riffs et de leur batterie passe à travers des murs pourtant insonorisés. Qui craignait un tremblement de terre ? Du coup quand ils s’excitent trop fort, les Eagles doivent à plusieurs reprises arrêter de jouer.

On ne va pas aussi mettre le nouveau Black Sabbath en simultané sur la bande de cette chanson … Vous ne pourriez pas jouer un peu moins fort ouuuu enregistrer vers 6 heures du matin ?

Enfin, pendant ce temps-là, ils ne balisent pas avec les ventes de leurs précédents disques qui continuent à grimper comme un thermomètre vers midi en plein désert de Mojave.

Et c’est vrai que rien ne peut enrayer cette prodigieuse machine artistique que l’arrivée d’un flamboyant nouveau guitariste a fini de régler. La tête dans le guidon de leur inspiration et de leur travail, les Eagles ne se doutent pas que quarante ans plus tard, plus de 42 millions de copies de leur album Hotel California auront été vendues dont certaines dans des formats que les auteurs de science-fiction n’imaginent même pas.

L'après Hotel California

Le succès phénoménal du single et de l’album Hotel California contraint les Eagles à entreprendre une tournée mondiale et interminable. Commencée en 1977, elle occupe une partie de l’année et de la suivante également. Les musiciens se retrouvent quand ils peuvent en studio mais pas assez longtemps pour boucler un disque. On repart souvent de zéro avec de nouvelles idées de morceaux, il est même question à un certain moment d’en publier un double.

Le temps passe. Pas d’album en 1977 ni en 1978, l’attente est longue pour le public. Et puis, il y a un autre souci. Après le départ de Bernie Leadon, c’est maintenant au tour de Randy Meisner d’avoir des problèmes. Oh il ne s’agit pas ici de divergences musicales mais plutôt de soucis de santé. Déjà qu’il n’est pas friand de tournées, Randy souffre en plus d’ulcères à l’estomac et de reflux gastrique. Chanter chaque soir de la tournée est une torture pour lui. Fin 1977, il rend son tablier.

Ca commence à faire beaucoup de remplacements, m’enfin s’ils débouchent  sur le recrutement d’un génie comme Joe Walsh récemment, on verra bien.

La session a été tellement longue qu’en novembre 1978, les Eagles publient un 45 tours de Noël, histoire de faire patienter les millions de fans qui attendent un nouvel Hotel California.

Le silence ne prend fin qu’au début de l’automne 1979. Inutile de vous dire que la sortie de cet album est un énorme événement. Un peu déçu par cette pochette entièrement noire, les fans rentrent chez eux transis avec ce « Long run » (et oui ce fut une longue course) qui n’est finalement qu’un simple 33 tours. Plus rock, plus mûr et très actuel, l’album déçoit. Rétrospectivement quand je le réécoute, je me demande bien pourquoi. Mais bon, il cartonne, se vend par millions aidés par trois solides tubes dans lesquels les fans country de la première ont du mal à retrouver leurs jeunes. Mais là, à nouveau, on ne peut pas plaire à tout le monde. Donc disons-le carrément, je trouve cet album superbe, ne croyez pas un instant les salades véhiculées sur internet et forgez-vous votre opinion en l’écoutant en streaming, c’est pas compliqué.

Bon revenons à nos moutons. Les Eagles sont à nouveau sur la route pour promouvoir ce nouvel album. Mais les rapports entre Don Felder et Glenn Frey, le duo compositeur, se sont tendus. Et un soir, une dispute éclate entre les deux hommes. Sur scène. Personne n’en remarque rien dans le public car ils se parlent pendant qu’ils jouent. Encore trois titres et je te casse la gueule.

 10 minutes plus tard …Dans cinq minutes, je te botte le cul.

 Ils ne se reverront plus. Glenn Frey refuse alors de parler aux autres. Ils n’enregistreront pas ensemble les chœurs des raccords sur l’album live qui sort en novembre 1980. Il leur faudra 14 ans avant de remonter sur scène ensemble et 27 pour enregistrer un nouvel album des Eagles. En novembre 1980, on est reparti pour un tour avec Hotel California. Il faut dire qu’on n’arrête pas de voir à la télé la version live promo de l’album qui vient de sortir, un double album qui a été enregistré intégralement en Californie durant les tournées de 1976 et 1980. Mais comme les Eagles sont des acharnés du son et de la production, ils refont en studio des parties de guitares et des chœurs à n’en plus finir, tout cela grâce à Federal Express. Pourquoi ? Et bien parce que Glenn Frey et Don Henley, maintenant frères ennemis ont décidé qu’ils ne pouvaient plus se trouver simultanément dans le même état. L’un travaille donc sur la Côte Ouest, l’autre sur la Côte Est.

L’album live fait un malheur, le public est ravi mais il ignore que les Eagles, c’est fini.

Cela dit, les indices de la séparation ne manquent pas : Joe Walsh joue avec Ringo Starr, ELP et bien d’autres. Don Henley avec Stevie Nicks de Fleetwood Mac (où les relations ne sont pas au beau fixe non plus d’ailleurs) et Don Felder apparaît sur la BO d’un dessin animé, Heavy Metal. Quant à Glenn Frey, et bien, c’est lui qui s’en sort le mieux avec son album solo mais aussi des musiques de film dont celle du Flic de Beverly Hills qui sera sa plus grande réussite.

Les années 80 s’égrenent, les années 90 commencent, on est passé de la new wave au grunge, l’esprit et la musique des Eagles sont désormais une chose lointaine. On les croit oubliés quand en 1993 sort un improbable CD tribute. Et crac, voilà l’album N°1 aux Etats-Unis et au Canada : il s’en vend plus de 3 millions. Non, le public n’a non seulement pas oublié les Eagles mais ils ont encore sérieusement la cote.

Les bagarres qui ont opposé Frey et Henley sont maintenant lointaines, alors ils acceptent d’enregistrer à nouveau pour une session très à la mode en ce moment, un Unplugged pour la chaîne MTV qui voit se réunir pour la première fois les sept membres historiques des Eagles. L’album qui en sort est N°1 aux Etats-Unis : pas étonnant, il va s’en vendre avec les années 10 millions rien qu’aux Etats-Unis. Son titre est étonnant « Hell freezes over », en fait un clin d’œil à ce qu’avait déclaré Glenn Frey : « Les Eagles se reformeront quand il gèlera en enfer ».

On imagine alors que la reformation est enfin venue et qu’on va enfin avoir droit à un nouvel album après plus de quinze ans de silence. Signe encourageant ils partent en tournée. Mais celle-ci est interrompue suite à l’état de santé de Glenn Frey. Et les années passent. On se remet à espérer lorsqu’ils donnent une série de concert à Las Vegas et los Angeles pour célébrer l’arrivée de l’an 2000.

Il faudra encore attendre. En cause, des problèmes d’argent et un livre écrit par Don Felder qui ne plaît pas aux autres. Viré du groupe en 2001 il intente à procès qui va durer six ans avant de déboucher sur un accord à l’amiable.

En 2007, sort enfin le premier album des Eagles 28 ans après le précédent. Double CD 20 titres, il est à la hauteur des attentes et malgré la crise du disque, se vend par millions, recensé N°1 dans 14 pays. Oui, vraiment ce fut une très longue route pour les Eagles.

VOUS AIMEREZ AUSSI - ARTICLES
VOIR PLUS
Nostalgie : (Vidéo) «The Eagles » : Top 5 des meilleurs titres
(Vidéo) «The Eagles » : Top 5 des meilleurs titres
« The Eagles » ont marqué l’histoire de la musique de leurs nombreux records…
Lire la suite...
Nostalgie : Les Eagles annoncent deux concerts en Europe
Les Eagles annoncent deux concerts en Europe
La tournée « Hotel California » sera de passage sur le continent à la fin de l’été.
Lire la suite...
Nostalgie : Découvrez quel artiste a été le mieux payé en 2019
Découvrez quel artiste a été le mieux payé en 2019
Chaque année, le magazine Forbes fait le classement des chanteurs les mieux payés au monde.
Lire la suite...
VOUS AIMEREZ AUSSI - PODCASTS
VOIR PLUS
La story Nostalgie
La story Nostalgie
Pourquoi il faut regarder The Joker en digital aujourd'hui
Le premier film ENA à dépasser le milliard de dollars de recettes sort en digital
Le jour où la musique est morte (Episode 5)
"Et moi je te souhaite de te crasher la tronche dans ce coucou"
Le jour où la musique est morte (Episode 3)
Ce jour du 3 février 1959 qui a emporté la star du rock Buddy Holly
VOUS AIMEREZ AUSSI - VIDÉOS
VOIR PLUS
Nostalgie : Nostalgie Magic Tour : découvrez l'Institut du sacré cœur à Yvoir
Nostalgie Magic Tour : découvrez l'Institut du sacré cœur à Yvoir
Nostalgie : Nostalgie Magic Tour : découvrez Les Glaïeuls à Messancy
Nostalgie Magic Tour : découvrez Les Glaïeuls à Messancy
Nostalgie : Nostalgie Magic Tour : découvrez la Maison Croix Rouge de Nivelles
Nostalgie Magic Tour : découvrez la Maison Croix Rouge de Nivelles
Nostalgie : Nostalgie Magic Tour : Découvrez l'ASBL les sarments à Liège
Nostalgie Magic Tour : Découvrez l'ASBL les sarments à Liège