POURQUOI IL FAUT AVOIR VU ELVIS PRESLEY AU CINÉMA AU MOINS UNE FOIS DANS SA VIE
Non ce n'est pas une blague : on vous explique ...

Si tout le monde reconnaît la légitimité du King dans le monde du rock et des crooners, il n’en va pas de même pour sa carrière sur grand écran. Ses films ont plutôt mauvaise réputation. Sachez pourtant qu’il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain, vous louperiez de très bons moments car parmi la légion de films insipides auxquels Elvis Presley a participé il y a de véritables joyaux, et pour cause.

Il y a cinquante ans exactement, Elvis mettait fin à sa carrière au cinéma avec le tournage au printemps 1969 de Change of habit (habilement traduit en français par L’habit de fait pas la femme). Avec 31 films sortis en l’espace de 11 années (il y eut une interruption de 24 mois pour cause de service militaire), le King était devenu la superstar d’Hollywood la plus présente dans les salles du cinéma. On n’avait jamais vu ça de la part d’une star de la chanson et on ne le verra plus jamais.

On peut se poser légitimement la question de savoir pourquoi, quand on est la plus grande figure du rock’n’roll, la première superstar mondiale de la chanson, prendre de telles distances avec le showbizness au profit du cinéma. Tout simplement parce que le premier rêve d’Elvis Presley, l’adolescent alors ouvreur dans un théâtre de Memphis, était de devenir acteur comme Humphrey Bogaert.

Il ne faut donc pas s’étonner qu’à peine sorti de son Mississippi natal, son manager lui arrange un rendez-vous avec le plus grand producteur d’Hollywood. Après audition et bout d’essai, Elvis signe un contrat de sept ans avec Hal Wallis, un des rois de la place puisqu’on lui doit, entre autres, Le faucon maltais et Casablanca avec … Humphrey Bogaert.


Elvis Presley avec Hal Wallis et Michael Curtiz sur le tournage de King Creole.


Presley n’a émis qu’une seule condition : pas question de jouer dans des comédies musicales ni même des comédies tout court. Il veut des rôles dramatiques dans lesquels il puisse s’exprimer en tant qu’acteur, comme Marlon Brando. Raison pour laquelle, le script du premier film, Love me tender en 1956, ne comporte aucune chanson si ce n’est au générique. Mais au cours du montage de la production, Tom Parker, le manager d’Elvis et le producteur Hal Wallis, s’entendent pour le faire chanter. Il faut profiter de l’immense succès discographique que leur poulain est en train de rencontrer alors aux Etats-Unis. Après une grosse colère, Elvis accepte de chanter à condition que ce soit dans la logique du scénario car attention : pas de comédie musicale !

Les quatre premiers films qu’Elvis tourne avant son départ au service militaire sont donc de véritables drames. Ainsi dans Jailhouse Rock en 1957, le héros se retrouve en prison pour meurtre. Réalisé par Richard Thorpe (La force des ténèbres, Le Magicien d’Oz), ce film dans lequel Elvis incarne un personnage sombre et torturé, est une véritable réussite qui a fait les grandes heures du Cinéma de Minuit.



Mais le meilleur rôle d’Elvis au cinéma reste le suivant, King Creole, réalisé en 1958 par Michael Curtiz qui s’illustra en tournant les classiques d’Errol Flynn (Capitaine Blood, Les Aventures de Robin des Bois) mais aussi le légendaire Casablanca avec Humphrey Bogaert (on y revient).

Alors, histoire de vous convaincre définitivement de vous faire une soirée façon Dernière Séance avec Elvis et Pop Corn, je vous invite à regarder cet incroyable extrait de King Creole dans lequel Elvis Presley donne la réplique à une autre légende du cinéma hollywoodien, Walter Matthau

ARTISTE ASSOCIÉ
ELVIS PRESLEY
Né le 7 août 1979 à Londres, Benjamin Wallfish baigne dans une atmosphère musicale dès son plus jeune âge et bénéficie des précieux conseils de ses parents, tous deux musiciens professionnels : Elizabeth, sa mère, est violoniste baroque et Raphaël, son père, violoncelliste. Le gêne musical est familial, car ses grands-parents paternels, Peter et Anita Wallfish, étaient respectivement pianiste et violoncelliste. Benjamin, lui, s'éprend du piano dès l'âge de 5 ans, commence à composer l'année suivante et sait mener un orchestre dès l'âge de 14 ans. Sorti de l'université de Manchester avec les honneurs et le prix Proctor-Gregg pour ses compétences en composition, il enchaîne les enregistrements avec de nombreux orchestres prestigieux comme l'Orchestre symphonique de Londres. Sa première expérience cinématographique le voit travailler sur la bande originale de Dear Wendy en 2005. Enchaînant les expériences, de The Escapist à It : Chapter Two, en passant par Blade Runner 2049, Shazam! ou Hellboy, il devient un compositeur incontournable du cinéma d'Hollywood. 
VOUS AIMEREZ AUSSI - ARTICLES
VOIR PLUS
Nostalgie : Découvrez celui qui va incarner Elvis au cinéma
Découvrez celui qui va incarner Elvis au cinéma
La production cherchait un jeune homme vulnérable, capable de chanter et danser comme le King.
Lire la suite...
Nostalgie : Un biopic sur Elvis Presley : qui incarnera le King ?
Un biopic sur Elvis Presley : qui incarnera le King ?
En 2020, le réalisateur de « Moulin Rouge » sortira un biopic sur le King. Après Johnny Cash, Ray Charles, Freddie Mercury ou encore Elton John, Elvis avait lui aussi bien le droit d’avoir son histoire projetée sur grand écran…
Lire la suite...
Nostalgie : (Vidéo) Elvis Presley revit dans un duo avec sa fille
(Vidéo) Elvis Presley revit dans un duo avec sa fille
Grâce à la technologie, le chanteur renait… virtuellement.
Lire la suite...
Nostalgie : Elvis Presley : avant le King
Elvis Presley : avant le King
Du statut de première star mondiale du rock à celui de roi, on vous emmène dans les couloirs du palais
Lire la suite...
VOUS AIMEREZ AUSSI - PODCASTS
VOIR PLUS
Paul McCartney Yesterday and today
L'intégrale des chansons enregistrées par le plus grand artiste de tous les temps, avec ou sans les Beatles et les Wings
Les merveilles vendues par correspondance
Un livre qui nous ouvre les pages vinatges du grand almanach des artistes de l'escoquerie
La Story Sophie Marceau 5
De l'étudiante à la méchante de James Bond en passant par Julien Clerc
La Story Sophie Marceau 3
De La Boum à Fort Saganne : un grand écart réussi
VOUS AIMEREZ AUSSI - VIDÉOS
VOIR PLUS
Nostalgie : B-Generation, Plastic Bertrand - "No Plastic"
B-Generation, Plastic Bertrand - "No Plastic"
Nostalgie : Partez à la SoulParty avec le taxi le plus disco au monde
Partez à la SoulParty avec le taxi le plus disco au monde
Nostalgie : Week-end spécial Florent Pagny
Week-end spécial Florent Pagny
Nostalgie : Nostalgie célèbre les 40 ans du Walkman
Nostalgie célèbre les 40 ans du Walkman