15 octobre 2026 | 3 min 21 sec

Précarité infantile : 3 associations qui redonnent confiance et perspectives aux enfants

Y'a de l'idée

Résumé de l'épisode

À l'occasion de la Semaine de la précarité infantile, découverte de trois associations qui agissent pour offrir davantage de chances aux enfants.

Ne pas avoir de vêtements adaptés, renoncer à certaines activités extrascolaires, ne jamais partir en vacances ou grandir dans un logement trop petit... La précarité infantile prend de nombreuses formes, parfois invisibles.

En Belgique, un enfant sur sept vit dans une famille exposée au risque de pauvreté. Derrière ce chiffre se cachent des privations qui peuvent avoir des conséquences durables sur le bien-être, la santé, le parcours scolaire, les relations sociales et surtout la confiance en soi et les perspectives d'avenir.

C'est pour sensibiliser à cette réalité que la Fondation Reine Paola organise la Semaine de la précarité infantile. L'occasion de mettre en lumière des associations qui tentent, chacune à leur manière, de donner aux enfants les moyens de s'épanouir.

Première initiative : Tekno Family, une ASBL bruxelloise qui mise sur l'inclusion par le numérique.

Son objectif est de permettre à des jeunes issus de milieux défavorisés de découvrir des compétences recherchées dans le monde professionnel. Au programme : cours de codage, initiations à l'intelligence artificielle et à la robotique.

Au-delà de l'apprentissage technique, l'association cherche à rapprocher ces jeunes des entreprises et à leur ouvrir les portes de métiers d'avenir. Une manière de leur donner confiance en leurs capacités et de leur permettre d'envisager des parcours auxquels ils n'auraient peut-être pas pensé.

Changement de décor avec Happy Farm, une ferme pédagogique située à Anderlecht. Ici, ce sont les animaux, la nature et les activités en plein air qui deviennent des outils d'inclusion.

L'association propose gratuitement des activités éducatives à environ 1.000 enfants bruxellois, dont certains grandissent dans des logements exigus, loin des espaces verts et avec peu d'occasions de découvrir la nature.

Passer du temps au contact des animaux, profiter du calme, comprendre d'où viennent les aliments ou apprendre à respecter l'environnement : autant d'expériences qui contribuent à l'éveil, à l'apprentissage et au bien-être des enfants.

Mais Happy Farm défend aussi une conviction essentielle : les loisirs ne devraient pas être un privilège. Les activités extrascolaires constituent de véritables occasions de rencontrer d'autres enfants, de découvrir de nouveaux centres d'intérêt et de développer ses capacités.

Enfin, direction Bruxelles et Liège avec Remua, une association qui fait de la musique un outil d'émancipation et d'intégration sociale.

Elle organise des ateliers musicaux pour des enfants et adolescents de 3 à 18 ans, notamment issus de milieux défavorisés. Les participants peuvent bénéficier gratuitement du prêt d'un instrument et sont accompagnés par des musiciens professionnels.

Orchestres, chorales et autres activités collectives se déroulent après l'école ou parfois pendant les heures de classe. Les enfants apprennent à jouer ensemble, à s'écouter, à prendre leur place dans un groupe et à développer leur créativité.

Avec ReMuA, l'objectif est aussi de démocratiser l'accès à la culture et de rappeler que chaque enfant devrait pouvoir découvrir la musique, indépendamment des moyens financiers de sa famille.

Trois associations, trois approches très différentes, mais une même ambition : ne pas laisser la précarité déterminer les possibilités d'avenir d'un enfant.

Qu'il s'agisse de découvrir la programmation informatique, de passer une journée au grand air ou de jouer dans un orchestre, ces expériences peuvent aider les jeunes à développer leurs talents, à tisser des liens et, surtout, à prendre conscience de tout ce dont ils sont capables.

Retrouvez davantage d'informations sur ces initiatives sur nostalgie.be.

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« Y’a de l’idée », c’est LA séquence des initiatives positives, des solutions et des projets porteurs de sens pour un monde harmonieux, juste et durable. On y parle d’alimentation, de justice sociale, de solidarité, de santé, d’énergie, de respect de la nature et de la planète, d’environnement.

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