Dans les années 50, le quartier de Bromley, Sundridge en l’occurrence, est encore en noir et blanc, pas encore cicatrisé de la guerre qui a dévasté le monde de ses parents. Nous sommes à Londres et pourtant ce n’est pas Londres car la ville est si immense qu’aujourd’hui encore il vous faut une heure de train, plus de 40 minutes en voiture pour gagner le centre de la capitale.
Le free jazz et l'espace
Alors, dans ces quartiers où toutes les rues se ressemblent, David se cherche un univers parallèle où se réfugier. Un livre sur la table de chevet de son demi-frère, Sur la route de Jack Kerouac et le voilà parti vers la liberté sur les routes de l’Alaska, entre jeunes. La Beat Generation lui parle. Surtout la musique que son grand frère écoute, le free jazz de John Coltrane et Charlie Mingus.
Et puis, à la télévision, il voit un soir ce président des Etats-Unis parler d’un truc encore plus fou : la conquête de l’espace. Alors oui, David se voit bien un jour sortir dans l’espace et trouver la Terre si belle qu’il décide de ne pas redescendre, et de flotter pour toujours, en extase, face à ce bleu immense.
Déjà légendaire de son vivant, David Bowie est à présent entré dans l’Histoire.