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Plastic Bertrand
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Connaissez-vous les secrets qui se cachent derrière ces 5 tubes belges ?

Vous les avez chantés, dansés et entendus des centaines de fois. Pourtant, derrière ces 5 tubes belges se cachent une voix empruntée, une chanteuse remplacée dans son propre clip, un âge soigneusement maquillé et quelques destins pour le moins inattendus.

Derrière les refrains les plus familiers de notre patrimoine musical se trouvent parfois des histoires étonnantes.

"Ça plane pour moi" : mais qui chante vraiment le tube ?

Avec son perfecto, ses cheveux en bataille et son énergie punk, Plastic Bertrand est devenu indissociable de Ça plane pour moi. Sorti en 1977, le morceau traverse les frontières et transforme le chanteur belge en vedette internationale.

Mais un mystère a longtemps entouré la voix que l’on entend sur le disque. Lou Deprijck, compositeur et producteur du morceau, a longtemps affirmé avoir enregistré la partie vocale. Plastic Bertrand, de son vrai nom Roger Jouret, défend au contraire son statut d’interprète.

L’affaire a même pris une tournure judiciaire. En 2006, une décision de la cour d’appel de Bruxelles a maintenu Plastic Bertrand comme seul "artiste-interprète" officiel. Quatre ans plus tard, une expertise fondée sur la prononciation entendue sur la bande a estimé que certaines particularités vocales correspondaient à celles de Lou Deprijck. Ce rapport a renforcé la version du producteur, sans retirer à Plastic Bertrand son statut officiel.

Aujourd'hui, le mystère reste et Plastic Bertrand reste bel et bien ultra fier de ce tube qui l'a propulsé sur la scène mondiale.

"Ca plane pour moi" ne se démode pas : la fierté de Plastic Bertrand © afp
03.04.2026
"Ca plane pour moi" ne se démode pas : la fierté de Plastic Bertrand

"Pump Up the Jam" : la femme du clip n’est pas celle que l’on entend

À la fin des années 1980, Pump Up the Jam fait danser le monde entier. Dans le premier clip de Technotronic, Felly Kilingi apparaît face à la caméra et semble interpréter le morceau.

La voix appartient pourtant à Manuela Kamosi, connue sous le nom de Ya Kid K, qui a également écrit les paroles. Felly avait été choisie pour incarner le projet dans le clip et lors de sa promotion.

La véritable interprète sera ensuite davantage mise en avant et accompagnera Technotronic sur scène. Mais au début du succès, son visage reste largement absent de l’univers visuel du tube, illustrant une pratique fréquente dans la musique dance de l’époque : séparer la voix enregistrée de l’image choisie pour la représenter.

"J’aime la vie" : Sandra Kim avait seulement 13 ans

Le 3 mai 1986, Sandra Kim remporte l’Eurovision avec J’aime la vie et offre à la Belgique sa première victoire. Elle n’a pourtant que 13 ans, 6 mois et 18 jours.

Son âge provoque une réclamation de la Suisse, arrivée deuxième, mais celle-ci est rejetée. En effet, le règlement ne fixe alors aucun âge minimal. Une limite de 16 ans sera instaurée quelques années plus tard.

Sandra Kim reste ainsi la plus jeune gagnante de l’histoire du concours. Ce record désormais presque impossible à battre. Derrière l’assurance affichée sur scène se trouvait donc une adolescente propulsée au sommet de l’Europe.

"Dominique" : un succès dont Sœur Sourire a peu profité

On la connait mieux sous le nom de Sœur Sourire. En 1963, la religieuse belge Jeannine Deckers connaît un succès mondial avec Dominique. La chanson atteint même la première place des ventes aux États-Unis.

Mais l’artiste profite peu des revenus du disque. Ils sont versés à son couvent et répartis selon les accords conclus avec sa maison de disques. Après avoir quitté la vie religieuse, elle ne peut plus utiliser librement le nom de Sœur Sourire et ne retrouve pas le même succès.

Le fisc belge lui réclame ensuite des impôts liés aux recettes de la chanson, alors qu’elle affirme ne pas avoir personnellement reçu cet argent. Jeannine Deckers se donnera la mort en 1985 aux côtés d’Annie Pécher. Il serait toutefois réducteur d’attribuer ce drame au seul succès de Dominique ou à ses difficultés fiscales.

"La Danse des canards" : née pour animer les soirées après-ski

Dans les mariages, les fêtes de famille ou les soirées nostalgiques, il suffit de lancer les premières notes de La Danse des canards pour voir les bras se transformer en ailes et les mains imiter des becs.

La version que nous connaissons est interprétée en 1981 par le chanteur belge J. J. Lionel. Pourtant, contrairement à ce que beaucoup imaginent, la célèbre mélodie n’est pas née en Belgique.

Ce titre est l’œuvre de l’accordéoniste suisse Werner Thomas, qui la joue dès le milieu des années 1950 pour animer des soirées d’après-ski dans les Grisons. Repérée plus tard par un producteur belge, elle donne naissance à une première adaptation instrumentale.

Des auteurs belges lui ajoutent ensuite des paroles, avant que J. J. Lionel n’en fasse un immense succès francophone au début des années 1980. Le morceau entre en 1983 dans le Livre Guinness des records après avoir atteint 2,5 millions d’exemplaires vendus en France. Par ailleurs, en 2025, le village de Roussennac a battu le record du monde de la plus grande Danse des canards. Ce petit village de l'Aveyron y a rassemblé 1500 personnes pour l'occasion.

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Découvrez "J'aime la vie" par Léopold Nord et Vous, avec Alec Mansion © Alec Mansion
26.05.2026
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