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Europe
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Pourquoi « The Final Countdown » n’aurait jamais dû être un tube ?

Avec son intro immédiatement reconnaissable, « The Final Countdown » est devenu l’un des hymnes des années 80. Pourtant, cette chanson composée par Europe avait tout du pari risqué et ne faisait même pas l’unanimité au sein du groupe.

Quelques notes suffisent pour reconnaître The Final Countdown. Sorti en 1986, le morceau a propulsé le groupe suédois Europe au sommet des classements. Un succès mondial que personne n’avait réellement vu venir.

Un air oublié pendant plusieurs années

L’histoire commence au début des années 80. Joey Tempest, le chanteur d’Europe, emprunte un synthétiseur à son ami Mic Michaeli. Celui-ci deviendra le claviériste du groupe. En une soirée, il trouve le fameux riff et enregistre une démo d’environ une minute dans le sous-sol de ses parents.

Mais cette première version ne possède encore ni couplets ni paroles. Joey Tempest range alors la cassette dans un tiroir. Elle y restera pendant plusieurs années. L’air est parfois utilisé pour accompagner un spectacle de lasers dans une discothèque de Stockholm. C’est finalement le bassiste John Levén qui suggère à Tempest d’en faire une véritable chanson.

Une chanson beaucoup trop différente pour Europe

À cette époque, Europe se considère avant tout comme un groupe de guitares. L’omniprésence du synthétiseur dans ce nouveau morceau surprend donc les musiciens.

Le guitariste John Norum déteste même la première démo : cette mélodie répétée lui donne l’impression que le groupe est en train de se transformer en Depeche Mode.

Le morceau reste également difficile à mettre au point. Pas moins de 11 claviers sont combinés pour créer le son définitif de son introduction. Les musiciens et le producteur se disputent aussi sur son tempo. Certains essais sont plus lents et rappellent davantage AC/DC, mais Joey Tempest tient à conserver un rythme galopant inspiré par Iron Maiden et UFO. Face aux difficultés, le groupe surnomme momentanément la chanson The Final Breakdown.

Pour les paroles, Joey Tempest s’inspire de Space Oddity de David Bowie, l’un des premiers disques qu’il ait achetés. Il imagine une Terre mourante que l’humanité doit abandonner à bord d’un dernier vaisseau spatial.

Numéro 1 dans 25 pays

Lorsque The Final Countdown sort en 1986, le succès n’est pas immédiat.

Le groupe apprend ensuite par fax que la chanson vient d’atteindre la première place aux Pays-Bas. Les autres pays suivent et le morceau se classe finalement numéro 1 dans 25 territoires.

Le titre transforme Europe en phénomène mondial, mais ce succès fulgurant possède aussi son revers. John Norum quitte le groupe peu après, mal à l’aise avec sa nouvelle image et l’attention des magazines pour adolescents. Il retrouvera finalement ses camarades plusieurs années plus tard.

En 2026, Europe célèbre les 40 ans de l’album The Final Countdown avec une tournée durant laquelle le groupe rejoue le disque en entier. Elle ne passera pas en Belgique, mais sera notamment à Paris le 6 octobre.

Une belle revanche pour cette chanson au synthétiseur qui aurait pu rester oubliée sur une cassette, dans le sous-sol des parents de Joey Tempest.