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Pendant que John Lennon triomphe à New York et que George Harrison caracole en tête des charts, Paul McCartney sillonne les universités en mini-van avec Wings. Jusqu’au jour où James Bond change tout.
Alors que John Lennon a quitté Londres pour New York après avoir retrouvé le sommet des classements et que George Harrison est devenu l’improbable N°1 des ex-Beatles toutes catégories de classement, Paul McCartney écume les cercles étudiants des Midlands au sud de l’Angleterre en passant par le Pays de Galles. L’aventure s’est d’ailleurs terminée à Oxford avec le ras-le-bol des musiciens qu’il a recrutés. C‘est vrai, les gars croyaient avoir une vie de palaces, avions et restos 3 étoiles en tournant avec un ex-Beatles, ils n’ont que le droit de s’entasser dans un mini van et partager la recette de concerts improvisés.
Alors la suite, c’est-à-dire le continent européen, doit être un peu mieux organisée. Déjà, le bus de la tournée est un vieux double deck britannique repeint aux couleurs des Wings. Ça le fait pour la promo, en arrivant en ville, personne ne peut les louper, et sur la route, on peut profiter du ciel ouvert aménagé pour admirer le paysage pleinement et bronzer avec les enfants.
Alors bien sûr, c’est pas top quand on doit annuler, faute de réservations. Oui, ça arrive, comme à Lyon. Les jeunes Français ont la tête ailleurs avec Led Zeppelin et Pink Floyd, la musique a vraiment changé, hein. Mais à l’Olympia, c’est le frisson, huit ans après la fameuse série avec les Beatles. Et que dire de ce vieux cinéma d’Anvers, juste après, le tout premier concert d’un Beatles en Belgique, car ils n’y ont jamais joué ! Vous y étiez peut-être, l’atmosphère est magique, et surtout, la surprise de pouvoir le regarder d’aussi près est totale.
Mais bon ! Où est-il, le génie qui nous a donné Sgt Pepper, qui a entraîné tout le mouvement psychédélique, cassé les codes de la chanson, amené la musique baroque dans le rock ? La comparaison que font les journalistes, alors tout puissants sur les ventes de disques, n'est pas à l'avantage de la musique que propose McCartney. Lui, repart de zéro volontairement, à tous les niveaux, eux exigent la suite, un toujours plus haut, toujours plus fort.
Et c’est là qu’intervient à nouveau George Martin, l’ancien producteur des Beatles, l’homme qui a composé leurs fabuleux arrangements orchestraux car il lui a été justement proposé de composer la BO du nouveau James Bond. Pourquoi ne demandez-vous pas à Paul McCartney de composer la chanson, dit-il au producteur Harry Saltzman ? OK, mais juste écrire alors, les génériques de James Bond, ce sont des interprètes soul.
Après avoir lu le roman, McCartney, très inspiré, écrit le titre d’un trait au piano mais exige que son groupe en soit l’interprète.
Quand Saltzman s’apprête à dire non, il resonge à ce moment où dix ans plus tôt, il a refusé de produire le film des Beatles A Hard days Night, n’y croyant pas un instant, et laissant la société de Charlie Chaplin, la United Artists, réaliser une excellente affaire. Alors il se ravise, dit oui, ouvrant, sans le savoir, un boulevard au retour de Paul McCartney sur le devant de la scène mondiale …
Depuis plus de 20 ans, Brice Depasse vous emmène dans les coulisses des légendes du rock, de la pop, et des années 70 et 80 dans. Il vous fait voyager à travers les époques, en vous dévoilant les anecdotes les plus croustillantes et les histoires fascinantes des plus artistes de notre temps.