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« Houston, on a un problème » ! Le 13 avril 1970, l'odyssée d'Apollo 13 vire au cauchemar après l'explosion d'un réservoir d'oxygène. Entre froid polaire et survie dans un module exigu, revivez ce suspense mondial qui fait écho au lancement d'Artémis 2, 50 ans plus tard.
Ce matin on va retourner à une époque dont on a trop peu parlé ces deux dernières semaines. Ça m'a étonné, moi, le peu d’enthousiasme des médias pour le lancement d'Artémis 2, alors que c’est la première fois que des hommes y retournent vers la lune depuis plus d’un demi-siècle. Et puis, c’est la première femme !
Et donc ce 13 avril 1970, 9 mois après Apollo XI, c’est déjà la troisième mission habitée en route pour explorer le sol lunaire. Chez nous, c’est déjà devenu banal, on entre dans la routine. D’autant plus que le commandant de la mission est déjà allé jusqu’à la lune. Et oui, en décembre 1968, James Lovell a dû ressentir la même fascination et frustration que les astronautes d’Artémis 2 de voir la Lune aussi près de ses propres yeux.
Et en parlant de routine, vers 22 heures, Houston demande de brasser l’air d’un des deux réservoirs d’oxygène pour contrôler la jauge. Quelques secondes plus tard, ils entendent un boum, chute de la tension électrique dans la cabine, l’alarme se déclenche.
Très vite, à Houston, on entend ces mots qui sont restés célèbres : Houston, on a eu un problème. Un câble dénudé du ventilateur a en effet pris feu et chauffé l’oxygène liquide du réservoir qui a explosé. Lovell va d’ailleurs voir par le hublot l’oxygène fuir dans l’espace.
Ça veut dire, quoi ? Pas de panneau solaire comme sur Artémis, l’oxygène sert à faire respirer l’équipage mais aussi à produire l’électricité, donc tout, jusqu’au chauffage, renouvellement de l’atmosphère, mais aussi à produire l’eau. De plus, l’explosion a abîmé plusieurs autres appareils. Ils ont beau tout essayer, le niveau d’oxygène chute dramatiquement. Apollo XIII ne pourra pas atterrir sur la Lune mais surtout, elle ne peut pas faire demi-tour comme ça.
Seul espoir de survie, se réfugier dans le module lunaire qui n’est pas prévu pour trois mais deux, et se contenter des seules résistances électriques comme chauffage, en clair, 3-4°C, pas plus. C’est le radeau de la méduse, version seuls dans l’espace. Le suspense télévisé va être mondial et intolérable pendant les quatre jours suivants ce 13 avril 1970.
Revivez les moments marquants de l’histoire avec Brice Depasse ! Chaque épisode de ce podcast vous transporte dans une date précise où un événement a laissé une empreinte indélébile dans nos souvenirs.