Ca s'est passé aujourd'hui !

2 avril 1968 : Le décollage mouvementé de "2001 : l'Odyssée de l'espace"

2 avril 2026 | 3 min 37 sec

Un pari fou qui a divisé la planète ! En 1968, Stanley Kubrick présentait son voyage spatial ultra-réaliste au son de Strauss. Malgré 250 spectateurs sortis en pleine séance et des critiques acerbes, ce monument du cinéma a su s'imposer par son esthétique, changeant à jamais l'histoire de la SF.

Nous sommes le 2 avril 1968, où il va d’ailleurs être question d’une autre l’année : 2001. Celle de l’odyssée de l’espace. Un an avant Apollo XI, le premier vol habité vers la Lune, on ne parle que de ça, et on se dit qu’en 2001, au train où ça va, la Lune sera colonisée et on ira bien plus loin dans l’espace.

Et donc le cinéaste Stanley Kubrick, à qui on doit un énorme succès, Spartacus, se dit : il faut en finir avec ces films de SF aux décors en carton pâte, et tenter de montrer de manière ultra réaliste ce que sera l’an 2001. A coups de décors qui ont coûté un bras, de prouesses techniques, il a tourné un film qui va mettre une grande claque à la planète entière.

Déjà nous sommes au Uptown Theater, à Washington, énorme salle avec écran géant 70 mm et une installation qui envoie la musique et le son à un volume sonore jamais connu auparavant. Alors une valse de Strauss pour filmer les vaisseaux spatiaux en orbite, c’est un truc de dingue. On est début 1968 et pourtant, il est impossible de déceler les effets spéciaux à l’écran. Et ça se remarque d’autant plus qu’il y a très peu de dialogues.

Mais voilà, plus on se rapproche de la fin, le film dure 2h30, plus il y a des gens qui quittent la salle, on parle de 250 personnes qui seraient sorties. Ce n’est pas bon signe. D’ailleurs à la fin de la projection, les spectateurs sont très partagés, tout comme les journalistes dont beaucoup trouvent le film incompréhensible, certains se sont ennuyés grave, d’autres le trouvent prétentieux. A la MGM, on craint le désastre, le film a coûté une fortune, donc on presse Kubrick d’expliquer ce qui se passe à la fin pour que les gens puissent suivre. Mais Kubrick refuse, il dit : si on comprend tout du premier coup, mon film est raté.

Heureusement que nous sommes en 1968 et pas en 2026 où il faut aller voir un film tout de suite, 2001 va trouver son public semaine après semaine grâce au bouche-à-oreille, à tous ceux qui sont enthousiasmés par l’esthétique, les décors, la musique. Chacun a son explication sur le final mais ce qui importe, c’est la fascination qu’il va susciter car sans 2001, il n’y aurait jamais eu de Star Wars, Blade Runner ni Interstellar.

A la suite...

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Revivez les moments marquants de l’histoire avec Brice Depasse ! Chaque épisode de ce podcast vous transporte dans une date précise où un événement a laissé une empreinte indélébile dans nos souvenirs.

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2 avril 1968 : Le décollage mouvementé de "2001 : l'Odyssée de l'espace"
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