Y'a de l'idée

Semaine de la biodiversité : pourquoi l’océan et le plancton sont essentiels à notre survie

18 mai 2026 | 3 min 26 sec

On pense souvent aux forêts quand on parle du climat… mais le premier poumon de la planète se trouve sous l’eau. Une immersion fascinante dans les rouages invisibles de la biodiversité.

La Semaine de la biodiversité a démarré et c’est l’occasion parfaite pour se rappeler une chose essentielle : si la nature disparaît, nous disparaissons aussi.

On imagine souvent que les forêts sont les grands poumons de notre planète. Elles jouent effectivement un rôle fondamental pour la biodiversité et le stockage du carbone. Mais contrairement aux idées reçues, le premier poumon de la Terre, c’est… l’océan.

À lui seul, il produit entre 50 et 80 % de l’oxygène mondial.

Et ce miracle permanent, on le doit à des organismes minuscules, invisibles à l’œil nu : le phytoplancton. Ces micro-algues flottent dans les océans et fonctionnent exactement comme les plantes terrestres. Grâce à la photosynthèse, elles absorbent du CO2 et rejettent de l’oxygène.

Quand on sait que l’océan couvre environ 70 % de la surface de la planète, on comprend mieux son rôle colossal dans la régulation du climat. L’océan agit comme une immense éponge capable d’absorber près d’un quart du CO2 émis par les activités humaines.

Mais cette mécanique précieuse est aujourd’hui fragilisée.

À force d’absorber du CO2, l’eau des océans devient de plus en plus acide. Et cette acidification pose un énorme problème pour tous les organismes marins composés de calcaire : les coraux, les coquillages… mais aussi une partie du plancton lui-même.

Imaginez du vinaigre versé sur du calcaire : petit à petit, il se dissout. C’est exactement ce qui se passe dans certaines zones marines. Résultat : moins de plancton, moins de nourriture pour les poissons, et toute la chaîne alimentaire qui vacille progressivement.

Cette réalité nous rappelle une chose fondamentale : protéger la biodiversité ne consiste pas uniquement à sauver quelques espèces emblématiques. Il s’agit de préserver tout un équilibre vivant, souvent invisible.

C’est le cas aussi des vers de terre qui aèrent les sols, facilitent l’infiltration de l’eau et nourrissent les plantes. Ou encore du mycélium, ce gigantesque réseau souterrain de champignons qui recycle la matière morte et transporte les nutriments dans les forêts.

Tous ces organismes discrets rendent la vie possible.

La biodiversité n’est pas un décor. C’est un système vital dont nous faisons partie intégrante. Et même les plus petits gestes comptent : réduire la pollution, protéger les milieux naturels, consommer différemment ou simplement mieux comprendre les mécanismes du vivant.

Parce qu’au fond, protéger la nature, c’est surtout préserver notre propre avenir.

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A la suite...

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« Y’a de l’idée », c’est LA séquence des initiatives positives, des solutions et des projets porteurs de sens pour un monde harmonieux, juste et durable. On y parle d’alimentation, de justice sociale, de solidarité, de santé, d’énergie, de respect de la nature et de la planète, d’environnement.

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