Le scoop volant

Le Scoop Volant de l'obus, du patient et de la gêne

6 février 2026 | 2 min 58 sec

Tous les lundis et vendredis, François Campos vous délivre sa carte blanche dans La Nosta Family. Il détaille un fait insolite de l’actualité dans son style très personnel et inimitable.

La Dépêche du Midi nous emmène dans le sud de la France.

Direction la ville de Claude Nougaro… vous l’avez ?

Toulouse.

C’était hier, dimanche 1er février, au CHU de Rangueil.

Il est trois heures du matin.

Un homme de 24 ans pousse la porte des urgences.

Il a mal. Très, très mal.

Une douleur intense, mais sans cris.

Cette douleur… il la susurre, en ASMR.

(moi qui susurre)

Parce que, par-dessus tout, il a honte.

Beaucoup trop honte.

Face au corps médical, il reste vague.

« Monsieur, bon sang, dites-nous où vous avez mal. »

Le patient n’ose pas. Il esquive.

Il évoque vaguement… une chanson de Patrick Sébastien.

Les soignants sourient. Ils ont l’habitude.

La nuit, la luxure, pour certains, n’a aucune limite.

Sur le brancard froid de la salle de radiographie,

notre patient du soir comprend que c’est là que la vérité va éclater.

Non. Exploser. Oui. Exploser.

À la vue des images, le radiologue manque de s’étrangler avec son café.

Il est 3 h 12 du matin.

Tout le personnel de nuit se rassemble.

L’heure est grave.

Suspense + hoor

Car ce que les docteurs découvrent sur les clichés,

ce n’est pas un objet coquin traditionnel.

Non.

Ni un hamster — autre histoire réelle, datant d’il y a quelques années.

Non, ici, c’est autre chose.

Wow + network

Mesdames et messieurs, c’est un obus.

Un obus de la Première Guerre mondiale.

Daté de 1918.

Seize centimètres de long. Quatre de diamètre.

À ce stade, la question n’est plus de savoir comment retirer l’engin,

mais : est-ce qu’il peut exploser ?

Sirène

Les pompiers rappliquent.

Puis débarquent les démineurs.

Quand un objet explosif est coincé dans cette partie incongrue,

on arrête de plaisanter.

Un périmètre de sécurité est installé.

L’hôpital retient son souffle.

Heureusement, les démineurs sont inspirés.

L’obus est neutralisé.

Il ne représentait finalement aucun danger.

Ouf de soulagement.

Le patient va mieux.

Il ne sera pas poursuivi.

Game over – fin

Moralité ?

Alors oui, il existe la formule « Faites l’amour, pas la guerre ».

Beaucoup de dirigeants devraient d’ailleurs s’en inspirer.

Mais il n’a jamais été question de

« prendre des objets de guerre pour faire l’amour ».

C’est ce qu’on appelle la subtilité.

Et la subtilité, c’est très, très important.

Le scoop volant

Tous les lundis et vendredis, François Campos vous délivre sa carte blanche dans La Nosta Family. Il détaille un fait insolite de l’actualité dans son style très personnel et inimitable.

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