Y'a de l'idée

Partir un an à l'étranger ou accueillir un étudiant : comment faire et quelle formule privilégier ?

31 mars 2026 | 3 min 37 sec

Partir à l’étranger, c’est l'envie de nombreux jeunes. Mais accueillir chez soi un étudiant venu d’ailleurs, c’est une aventure tout aussi enrichissante… et aujourd’hui, les appels se multiplient.

On parle souvent des jeunes qui rêvent de partir à l’étranger pour apprendre une langue, découvrir une culture, vivre une expérience marquante. Mais on oublie parfois qu’il existe l’autre versant de cette aventure : accueillir.

Aujourd’hui, plusieurs organismes lancent un appel aux familles en Belgique pour héberger des étudiants étrangers pendant quelques mois ou une année scolaire. Parmi eux, YFU, AFS, le Rotary International ou encore WEP.

Le principe est simple, mais l’expérience est profonde. Il ne s’agit pas seulement de loger un jeune. Il s’agit de l’intégrer pleinement à la vie de famille. Partager les repas, les activités, les moments du quotidien. L’emmener voir les grands-parents le dimanche, faire les courses ensemble, discuter, rire… bref, vivre une véritable immersion.

Car l’objectif dépasse largement l’apprentissage d’une langue. Il s’agit de créer du lien, de découvrir une autre culture de l’intérieur et, souvent, de tisser des relations qui durent bien au-delà du séjour.

Les profils des jeunes sont variés. Certains viennent pour une année complète, d’autres pour quelques mois. Certaines organisations permettent même à des adolescents dès 15-16 ans de vivre cette expérience, que ce soit en partant… ou en étant accueillis.

Mais face à la diversité des offres, pas toujours évident de s’y retrouver. Le secteur de l’échange linguistique est assez large, avec plusieurs modèles.

D’un côté, il y a les organisations associatives, comme YFU ou AFS. Ici, on est dans une démarche citoyenne. D’ailleurs, YFU est né dans les années 50, après la guerre, avec l’idée de former des jeunes “ambassadeurs de la paix”.

Les participants sont fortement encadrés, avant, pendant et après le séjour. Et surtout, les familles d’accueil sont bénévoles. Cela garantit un esprit d’échange sincère, basé sur l’ouverture et le partage.

La contrepartie, c’est que les places sont limitées. Des quotas sont fixés pour assurer un accompagnement de qualité.

À côté de ça, il existe des structures plus commerciales, comme WEP ou Information Planet. Ici, la logique est différente : on répond à la demande. Si de nombreux jeunes souhaitent partir dans un pays précis, l'organisation tente de suivre, sans contrainte de quota.

Mais cela a un coût. Une année à l’étranger peut atteindre 5000 euros en Flandres, jusqu'à plus de 20 000 euros pour le Canada... Le tarif varie en fonction de la destination et des services.

Et si on n'a pas de budget ? Il existe des alternatives.

Certaines bourses peuvent être accordées. Et il y a aussi des modèles plus solidaires, comme celui du Rotary International. Ici, on parle d’un échange pur : le jeune part à l’étranger, mais la famille doit accueillir un étudiant en retour. Une formule plus accessible financièrement, mais basée sur le principe du donnant-donnant.

Dans tous les cas, une chose est sûre : il faut s’y prendre à l’avance. Pour les départs, les inscriptions se préparent souvent un an à l’avance. Pour la prochaine rentrée, il est déjà un peu tard… mais rien n’empêche de tenter.

En revanche, pour accueillir, il est encore temps de se manifester. Et c’est peut-être là que réside la plus belle opportunité.

Car ouvrir sa porte, c’est aussi ouvrir son esprit. Et parfois, c’est toute une famille qui en ressort transformée.

Vous aimez ce contenu ? Alors n’hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be

A la suite...

Y'a de l'idée

« Y’a de l’idée », c’est LA séquence des initiatives positives, des solutions et des projets porteurs de sens pour un monde harmonieux, juste et durable. On y parle d’alimentation, de justice sociale, de solidarité, de santé, d’énergie, de respect de la nature et de la planète, d’environnement.

Y'a de l'idée
Partir un an à l'étranger ou accueillir un étudiant : comment faire et quelle formule privilégier ?
00:00
00:00