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Le 25 avril 1973, le Premier ministre inaugure le périphérique parisien, prouesse technique destinée à fluidifier la capitale. Entre utopies urbaines et projets de routes suspendues, cette boucle reste, 50 ans plus tard, un axe vital pour les Parisiens.
Ce 25 avril 1973, je vous emmène à Paris pour voir quelque chose d’incroyable. Le périphérique vide et surtout tout neuf. Oui, c’est aujourd’hui que le Premier Ministre va inaugurer cette prouesse, un boulevard qui désengorge Paris en reliant toutes les autoroutes, même si en 1973, il y en a encore très peu. Je me souviens, avec mes parents, cette année-là, on avait mis deux jours pour aller à Barcelone et on avait pris ce fameux périph.
C’est un truc comme on n'en a jamais vu, alors. Celui de Bruxelles ne sera inauguré que dans 5 ans ; c’est très impressionnant, très moderne. Mais enfin, nous à Bruxelles, on en a déjà un mais en ville, il a été construit pour accélérer la circulation. Vous savez pourquoi ? Parce qu’une école d’architectes avait décidé que les villes du futur seraient des tours, il fallait tout abattre. C’est d’ailleurs ce qu’on a fait dans pas mal d’endroits à Bruxelles qui, à cause de l’expo 58 est à la pointe du monde moderne, qui disaient. Dans ces villes du futur, les gens habitent dans des quartiers, des tours et doivent se rendre dans d’autres endroits où sont concentrés les restaurants, magasins et lieux de loisirs, donc il faut se déplacer rapidement, et en voiture, évidemment.
Et quand vous voyez Louis de Funès en promoteur montrer à ses investisseurs qu’il recouvre la Seine pour faire un boulevard, ou Jacques Tati dans Mon Oncle, ce sont des gags mais ce n’est pas loin de la réalité car ce périphérique n’est que le premier pas. Car oui, comme il a été ouvert par petits bouts, ils savent que le sud est déjà saturé à toute heure, donc ils ont prévu un super périphérique. Où ? Au-dessus. Suspendu, avec des piliers. Il coûtera très cher mais il sera payant.
Heureusement le projet sera abandonné. Et même si on y roule beaucoup moins vite aujourd’hui, 90% des Parisiens ont répondu récemment dans un sondage y tenir, malgré le bruit, la pollution et la banlieue qui a grandi démesurément tout autour, ces 50 dernières années, depuis ce 25 avril 1973 où on vivait dans l’espoir d’un An 2000 qui n’a pas ressemblé pas du tout à leur rêve.
Revivez les moments marquants de l’histoire avec Brice Depasse ! Chaque épisode de ce podcast vous transporte dans une date précise où un événement a laissé une empreinte indélébile dans nos souvenirs.