La Story Nostalgie

Soft Cell : Les rois de la New Wave cachés derrière l'ombre de « Tainted Love »

11 juin 2026 | 3 min 43 sec

Tout le monde connaît « Tainted Love », mais saviez-vous que Soft Cell était le groupe de New Wave par excellence ? Découvrez l'histoire d'un duo visionnaire qui a marqué le label Some Bizarre et a ouvert la voie à Depeche Mode avant de sombrer dans l'oubli.

Bienvenue au paradis des tubes oubliés. Ils sont tous là, à attendre une petite prière sous la forme d’une écoute en streaming et pourtant vous ne les écoutez pas, ou plus, ou mieux, vous n’en avez jamais entendu parler, alors qu’iriez-vous faire sur la page de ces artistes qui n’ont connu qu’un seul hit !

Et parmi tous ces artistes censés n’avoir connu qu’une unique heure de gloire, le groupe Soft Cell est sûrement celui compte le plus de tubes oubliés.

Soft Cell, c’est bien sûr, Tainted Love.

L’histoire de ce duo électro new wave du nord de l’Angleterre est bien connue. La reprise d’une chanson anglaise façon Motown qui n’avait pas marché dans les années 60 et qui devient le plus grand hit de l’année 1981 à l’échelle de la planète, empochant un record de durée dans le Billboard américain et du nombre de 45 Tours vendus en Grande-Bretagne.

Et le suivant ? Ben six mois plus tard N°4 … Bedsitter, et puis le suivant ? N°4 … Say hello wave goodbye, le suivant N°2 … Torch, et le suivant ? N°3 What !

Ça vous étonne, hein ? Et pourtant, Soft Cell, c’est alors LE groupe de New Wave ! Oui mais c’est bizarre ! Ah ben justement, être bizarre, c’est la clé pour se faire entendre, passer à la radio et à la télé en Angleterre, en 1981 et 82. Le label qui les a sous contrat s’appelle d’ailleurs Some Bizarre. Le succès de Soft Cell est tel, alors, que le patron du label refile un autre groupe qui les sollicite à un pote fan d’électro car il n’a pas le temps de s’en occuper, le groupe s’appelle Depeche Mode.

Alors pourquoi les autres chansons de Soft Cell ne sont-elles pas restées dans nos têtes, ne se sont pas installées avec les années dans le grand inconscient collectif de notre Pop Culture ? Et bien parce que justement Some Bizarre est un label indépendant et que beaucoup de firmes de disques étrangères comme en Belgique, en France, n’ont pas joué le jeu. Si cela avait été une multinationale, la chose aurait sans doute été différente mais Soft Cell, comme les Korgis d’ailleurs, ne joue pas, ou très peu, en public. Nous ne serons pas très nombreux à voir leur unique concert belge au Manhattan à Leuven début 1983.

Alors oui, quatre tubes énormes et consécutifs mais uniquement en Grande Bretagne et en Irlande, ce qui est déjà pas mal, si vous les comparez à des artistes français. Mais voilà, c’est Depeche Mode et Simple Minds qui ont pris toute la place et trusté les ventes de disques à partir de là. Alors on est passé à côté de quoi, allez-vous me dire ? Des chansons formidables, qui attendent votre curiosité, comme celle-ci, c’était en 1982, c’était bizarre mais qu’est-ce qu’on a aimé ça.

A la suite...

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Depuis plus de 20 ans, Brice Depasse vous emmène dans les coulisses des légendes du rock, de la pop, et des années 70 et 80 dans. Il vous fait voyager à travers les époques, en vous dévoilant les anecdotes les plus croustillantes et les histoires fascinantes des plus artistes de notre temps.

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Soft Cell : Les rois de la New Wave cachés derrière l'ombre de « Tainted Love »
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