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Ambitieux, esthétique, révolutionnaire… mais mal compris à sa sortie. En 1959, Walt Disney présente La Belle au bois dormant, un pari artistique audacieux qui deviendra, avec le temps, l’un des plus grands classiques de l’animation.
Ce 29 janvier 1959, Walt Disney est sur le pont. Ce jour-là sort La Belle au bois dormant, le dessin animé le plus ambitieux jamais réalisé par ses studios. Un projet colossal, pensé près de dix ans plus tôt, dans la foulée du succès de Cendrillon. Disney veut alors frapper un grand coup : aller plus loin que tout ce qui s’est fait jusque-là.
L’idée est claire : rapprocher le dessin animé de la réalité. Les personnages doivent être plus humains, les visages plus crédibles, les corps plus élancés, moins « ronds » que dans les productions précédentes. Quant aux décors, ils s’inspirent directement de l’art médiéval et de la Renaissance européenne. Visuellement, le film est une révolution. Mais cette exigence a un prix : le projet traîne, le scénario met des années à être validé, et les équipes attendent parfois des mois l’aval du patron.
Il faut dire que l’oncle Walt a l’esprit ailleurs. À la fin des années 50, il est happé par un nouveau média d’avenir : la télévision. Il produit des émissions, des séries à succès comme Zorro, et surtout, il développe son autre rêve un peu fou : Disneyland, inauguré en 1955, qui mobilise une énergie folle.
Lorsque La Belle au bois dormant arrive enfin sur les écrans, le public a changé. Les spectateurs préfèrent désormais les histoires d’aventure, d’animaux ou de grands espaces. Les princesses et les princes charmants semblent appartenir à une autre époque. Résultat : le film ne rencontre pas le succès espéré. Ce n’est pas un échec total, mais il coûte cher et rapporte moins que prévu. Disney en tire les leçons et oriente ses productions vers Les 101 Dalmatiens, Le Livre de la jungle ou encore Merlin l’Enchanteur, où le héros n’est plus un prince parfait mais un gamin maladroit.
Avec le temps pourtant, le regard change. Lors des ressorties en salles, notamment en 1971, le film est redécouvert. Son esthétique devient culte, et surtout un personnage s’impose : Maléfique, la méchante charismatique, sombre et fascinante, qui passe sur le devant de la scène. Le château du film inspire même celui de Disneyland et devient le logo emblématique des studios Disney.
Revivez les moments marquants de l’histoire avec Brice Depasse ! Chaque épisode de ce podcast vous transporte dans une date précise où un événement a laissé une empreinte indélébile dans nos souvenirs.