La Story Nostalgie

Eurovision : De Lys Assia à Céline Dion, la naissance d'un géant de la musique

18 mai 2026 | 3 min 44 sec

70 ans d'histoire et 166 millions de fans. Saviez-vous que l'Eurovision est née dans l'ombre du couronnement d'Elizabeth II? De la victoire de Lys Assia en 1956 à Lugano jusqu'au sacre de Céline Dion, découvrez la genèse d'un concours légendaire

Qu’on aime ou qu’on n’aime pas le Concours Eurovision de la Chanson, on est 1 million de Belges à l’avoir regardé en direct l’an dernier, cette émission fête cette semaine ses 70 années d’existence.

Qui plus est dans une forme olympique puisqu’il s’agit du programme musical télé le plus regardé au monde avec 166 millions de téléspectateurs. C’est d’autant plus impressionnant que l’audience est constituée à 60% de jeunes, autrement dit, au lieu de de s’éteindre avec les générations, il est actuellement en pleine croissance comme en témoigne l’engagement incroyable sur les vidéos et le nombre astronomique de réactions sur les plateformes et les réseaux.

Et ça dure depuis 70 ans ! Cette année les demi-finales et la grande finale ont lieu en Autriche, est-ce un hasard, Vienne n’est pas très loin de Lugano, en Suisse, là où, dans un théâtre au bord du lac, a eu lieu ce singulier et premier concours européen qui se voulait être un écho, un prolongement au succès du sacre télévisé d’Elizabeth II trois ans plus tôt.

Car tout a démarré comme ça, le croirez-vous ? L’union des télévisions publiques européennes, ravie de ce plébiscite pour ce tout jeune média encore fragile, avait en effet décidé de remettre le couvert. Mais avec quoi ? On ne peut pas couronner quelqu’un tous les ans, qui plus est d’une des plus grandes puissances mondiales. Alors un gars, un Italien a parlé du Festival de Sanremo, une émission de variétés où les gens votent pour les chanteurs mais aussi les auteurs compositeurs, c’est une des plus grandes audiences de la RAI.

Tout le monde dit banco, parce que la musique n’a pas de frontières et qu’elle permet de passer, comme le sport, au-dessus des barrières linguistiques.

Et vous devinez bien sûr, allez voir sur internet, qu’à l’image des postes de télévision de l’époque, ce tout premier Concours de l’histoire ne ressemble en rien au tourbillon de sons, de décors et de ballet qu’il est aujourd’hui. Et ce n’est pas seulement à cause du noir et blanc et de l’image pas nette du tout, pour les 4 à 10 millions de téléspectateurs de cette soirée bouclée en 1 heure 40, non : c’est plutôt les sept concurrents qui interprètent deux chansons, le jury qui expédie son choix en attribuant une unique voix, mais aussi le présentateur qui arrive en fin d’émission, annonce le nom de la gagnante, une Suissesse, et puis Mesdames et messieurs, bonsoir. Ah ben oui, la télévision ferme tôt à cette époque, la télé qui émet 24h/24 ce sera dans plus de trente ans, pour la plupart des chaînes.

Une pensée pour cette première lauréate, Lys Assia, … avec sa chanson d’une autre époque, vous avez raison. Le pays, comme elle, ne réalise pas encore l’importance de ce prix car il faudra attendre 1988 pour que la Suisse en reçoive à nouveau les honneurs. Il faut dire que cela n’avait déjà plus rien à voir, que ce soit le spectacle, et le type d’interprète.

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Depuis plus de 20 ans, Brice Depasse vous emmène dans les coulisses des légendes du rock, de la pop, et des années 70 et 80 dans. Il vous fait voyager à travers les époques, en vous dévoilant les anecdotes les plus croustillantes et les histoires fascinantes des plus artistes de notre temps.

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