La Story Nostalgie

40 ans après Mexico 86, revivez la création de l'hymne éternel du Grand Jojo

11 juin 2026 | 22 min 15 sec

Juin 1986, toute la Belgique chantait "Olé, Olé, Olé". Quarante ans plus tard, revivez l'incroyable épopée des Diables Rouges au Mondial de Mexico et l'histoire du tube du Grand Jojo devenu un hymne planétaire. Un podcast original raconté par Brice Depasse.

En juin 1986, la Belgique a vécu l'une des aventures sportives et musicales les plus marquantes de son histoire lors de la Coupe du Monde au Mexique. Ce podcast retrace les coulisses de cette "belle et terrible aventure" où, pour la première fois, les Diables Rouges atteignaient la petite finale du mondial.

La genèse d'un tube : d'Anderlecht au Mexique Tout commence un an plus tôt avec une collaboration entre le producteur hollandais Hans Custers et le Grand Jojo, supporter emblématique d'Anderlecht. Custers propose au chanteur de créer un hymne pour le club bruxellois, inspiré des chants de supporters néerlandais. Le résultat est "Anderlecht Champion", un succès immédiat dont le refrain scandé fait vibrer les tribunes du stade Constant Vanden Stock.

Lorsque la Belgique se qualifie "par un trou de souris" pour le Mondial 86 après un match de barrage épique contre la Hollande, l'idée germe d'adapter ce succès pour l'équipe nationale. Le célèbre "Allez, allez, allez" devient "Olé, olé, olé" pour coller à l'ambiance mexicaine. Anecdote savoureuse : le rythme entraînant de la chanson aurait été inspiré par celui d'une machine à laver en marche, écouté par les deux amis dans une buanderie.

Un tournoi héroïque et des ventes records Le début de la compétition au Mexique est laborieux. Après une défaite contre le pays hôte et des résultats mitigés, la Belgique se qualifie de justesse pour le second tour en tant que "meilleur troisième". C'est alors que l'incroyable se produit. Le 15 juin 1986, lors d'un huitième de finale d'anthologie contre l'URSS, les Diables s'imposent 4-3 après prolongations dans un suspense insoutenable.

Ce miracle sportif déclenche une véritable hystérie en Belgique. Dès le lendemain, les disquaires sont pris d'assaut pour acheter le single du Grand Jojo ; les usines de pressage doivent travailler jour et nuit pour répondre à la demande sans précédent. La ferveur s'accentue après le quart de finale contre l'Espagne. Dans la chaleur de Puebla, après un match fermé, la Belgique l'emporte aux tirs au but grâce à un arrêt décisif de Jean-Marie Pfaff et au tir final de Leo Van der Elst.

Une apothéose historique Bien que stoppés en demi-finale par l'Argentine de Maradona (2-0), les Diables rentrent au pays la tête haute. Le 30 juin, plus de 100 000 personnes accueillent l'équipe entre Zaventem et la Grand-Place de Bruxelles. Le Grand Jojo, présent au balcon aux côtés des joueurs et reçu par le roi Baudouin, reçoit une ovation historique.

Le succès de "E Viva Mexico" dépasse alors largement les frontières belges. Le refrain "Olé, olé, olé" entre dans le domaine public, repris par des supporters du monde entier et même par les Rolling Stones lors de leurs tournées.

L'héritage d'une année dorée L'année 1986 restera comme celle où la Belgique a changé de dimension, portée par cette épopée sportive, mais aussi par sa victoire à l'Eurovision. Le Grand Jojo, avec son don pour croquer des personnages populaires en quelques lignes, est célébré comme un auteur dont la plume, souvent sous-estimée, a su capturer l'âme d'un pays qui, pour la première fois, se regardait avec fierté.

A la suite...

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Depuis plus de 20 ans, Brice Depasse vous emmène dans les coulisses des légendes du rock, de la pop, et des années 70 et 80 dans. Il vous fait voyager à travers les époques, en vous dévoilant les anecdotes les plus croustillantes et les histoires fascinantes des plus artistes de notre temps.

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