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Papier ou tissu ? Derrière ce choix du quotidien se cachent des habitudes familiales, des souvenirs d’enfance, des questions d’hygiène, d’écologie… et même de véritables différences culturelles selon les pays. Petit voyage au pays du mouchoir, entre nostalgie, science et bonnes manières.
Ce matin sur Nostalgie, la question semblait anodine : êtes-vous plutôt team mouchoir en papier ou team mouchoir en tissu ? En studio, le verdict est clair : papier pour tout le monde. Mais du côté des auditeurs, les réponses sont plus nuancées. Certains privilégient le tissu en cas de gros rhume, parce que ça irrite moins le nez. D’autres avouent se moucher si fort que le papier ne suffit plus. Et puis il y a ceux qui gardent toujours un mouchoir en tissu… pour nettoyer les lunettes, essuyer une clé ou dépanner au quotidien.
Marjorie, chauffeur poids lourd au départ de Saint-Ghislain, a confirmé cette tendance : papier aujourd’hui, mais tissu autrefois, comme son papa qui ne jurait que par ça. Avec, en bonus, le souvenir très précis de la corvée repassage, mouchoirs pliés bien au carré. Une autre époque, où les mouchoirs en tissu se glissaient dans les manches, les blouses ou même contre la poitrine des mamies. Une image qui fait sourire… ou grimacer, selon le camp.
Petit retour en arrière : en 1924, lorsque la société Kimberly-Clark lance les premiers Kleenex, ils ne sont absolument pas destinés à se moucher. À la base, il s’agit de lingettes démaquillantes jetables, fabriquées en cellulocotton, un matériau issu… des pansements de la Première Guerre mondiale. Ce sont les consommateurs eux-mêmes qui détournent l’usage pour le nez. Face au succès, la marque officialise rapidement le mouchoir jetable tel qu’on le connaît aujourd’hui.
Mais le mouchoir, ce n’est pas qu’une question de matière : c’est aussi une affaire de savoir-vivre. En Belgique et en France, se moucher en public est globalement accepté, à condition de rester discret. Renifler à répétition est souvent jugé plus impoli que sortir un mouchoir. En Allemagne et en Suisse, aucun problème : on se mouche franchement, parfois sans grande retenue, alors que renifler est mal vu. Au Royaume-Uni, c’est plus subtil : se moucher est toléré, mais plutôt à l’écart, et doucement. Quant au Japon, le verdict est sans appel : se moucher en public est considéré comme impoli, voire dégoûtant. Là-bas, on renifle sans complexe… et on se mouche uniquement dans un endroit isolé, comme les toilettes.
Au final, papier ou tissu, chacun fait comme il veut, selon son confort, ses valeurs et ses habitudes. Mais une chose est sûre : derrière un simple mouchoir se cache tout un pan de notre quotidien, entre héritage culturel, hygiène moderne et petits réflexes bien ancrés.
L’Info éclair d’Isa, c’est une petite dose de savoir chaque matin. Une anecdote, un souvenir ou une curiosité insolite racontée dans la bonne humeur de la Nosta Family sur Nostalgie.