Y'a de l'idée

Souveraineté numérique : alternatives éthiques pour quitter Meta et les géants américains du web

19 février 2026 | 3 min 55 sec

Et si on reprenait le contrôle de notre vie numérique ? Face à la toute-puissance des plateformes américaines, des alternatives existent. Réseaux sociaux, messageries, moteurs de recherche : tour d’horizon des solutions pour gagner en autonomie.

Facebook, Instagram, X… De plus en plus de personnes décident de quitter les grandes plateformes américaines. Une prise de conscience s’installe : nos données personnelles ont une valeur immense… et nous en abandonnons beaucoup sans toujours le réaliser.

Quand on utilise Facebook ou Instagram, qui appartiennent à Meta, on partage bien plus que des photos. Nos goûts, nos opinions, nos déplacements, nos centres d’intérêt sont analysés, croisés, utilisés à des fins publicitaires et soumis au droit américain. Ces données ne dorment pas dans un coffre-fort : elles nourrissent des algorithmes.

Et justement, les algorithmes posent problème. Ils enferment. Vous aimez les chats ? Vous ne verrez plus que des chats. Vous cliquez sur un contenu polémique ? Vous voilà happé dans une spirale de contenus similaires. Les publications les plus clivantes, anxiogènes ou sensationnelles sont souvent mises en avant parce qu’elles génèrent de l’engagement. Résultat : une expérience parfois addictive… et épuisante.

À cela s’ajoute la concentration du pouvoir numérique. Une poignée d’entreprises américaines comme Google, Amazon ou Meta contrôlent nos recherches, nos emails, nos achats, nos vidéos. Cette dépendance soulève une vraie question de souveraineté numérique : qui détient nos données ? Qui fixe les règles ?

Alors peut-on faire autrement ? Oui. Aucune solution n’est parfaite, mais réfléchir à ses usages permet déjà de reprendre un peu de pouvoir.

Pour les réseaux sociaux, des alternatives comme Mastodon ou Bluesky existent. Elles fonctionnent différemment, avec moins d’algorithmes intrusifs et souvent une ambiance perçue comme plus apaisée. Ce n’est pas toujours aussi intuitif, mais l’expérience peut être plus saine.

Côté messagerie, Signal constitue une alternative à WhatsApp. Les messages y sont chiffrés de bout en bout. Contrairement à WhatsApp, dont les métadonnées peuvent être exploitées par Meta, Signal limite fortement la collecte d’informations. Une option intéressante pour celles et ceux qui veulent davantage de confidentialité.

Pour les emails, Proton, basé en Suisse, mise sur le chiffrement renforcé. Là où Gmail peut analyser certaines données pour améliorer ses services ou entraîner ses outils d’intelligence artificielle, Proton met en avant la protection des échanges comme priorité.

Même chose pour la navigation. Organic Maps propose un système open source qui fonctionne hors ligne et ne trace pas vos déplacements. Il n’adapte pas l’itinéraire en temps réel comme Waze, mais il respecte davantage votre vie privée. Et chacun peut enrichir la carte en ajoutant des lieux ou des sentiers.

On peut aussi revoir son navigateur et son moteur de recherche. Firefox, porté par une fondation à but non lucratif, offre une alternative à Chrome. Le navigateur Vivaldi, développé en Norvège, met l’accent sur la personnalisation et le respect de la vie privée. Quant au moteur de recherche Ecosia, basé en Allemagne, il finance des projets de reforestation grâce à ses revenus publicitaires tout en limitant le pistage.

Changer ses habitudes numériques demande un petit effort. Mais chaque ajustement participe à un mouvement plus large : celui d’une technologie plus alignée avec nos valeurs, plus respectueuse de nos données et de notre autonomie.

Repenser nos usages, c’est déjà reprendre la main.

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A la suite...

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« Y’a de l’idée », c’est LA séquence des initiatives positives, des solutions et des projets porteurs de sens pour un monde harmonieux, juste et durable. On y parle d’alimentation, de justice sociale, de solidarité, de santé, d’énergie, de respect de la nature et de la planète, d’environnement.

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