La Story Nostalgie

Madonna: ce moment où elle aurait pu tout arrêter... avant de conquérir le monde

26 mars 2026 | 3 min 42 sec

Batteuse punk au CBGB’s, Madonna rêve de gloire mais frôle l'abandon. Janvier 1981 : dans un New York glacial, la future star craque. Découvrez le moment où sa « rage de vaincre » a failli s’éteindre avant de conquérir le monde. Un récit poignant sur l'urgence de réussir.

Après plus de quatre décennies vécues en tant que superstar, on n’imagine plus ou pas Madonna, en artiste de l’ombre. Au début des années 80, ce n’est pas qu’elle mange de la vache enragée qui est étonnant, les futurs grands sont presque tous passés par là, c’est surtout qu’elle est la batteuse d’un groupe punk new yorkais.

Oui, Madonna a beau écrire pas mal de chansons, elle doit attendre que la belle chanteuse et guitariste, celle qui attire tous les regards lors de leurs petits concerts, concert est un bien grand mot, ne soit écartée car elle ne suit plus musicalement.

Désormais la seule fille du groupe, fait très rare dans le monde du rock, Madonna n’hésite pas en jouer comme cette fois où elle renverse de l’eau sur son chemisier, captant tous les regards jusqu’à la fin de la prestation. Et comme ils jouent régulièrement au CBGB’s, le club d’où sont sortis les Ramones, Talking Heads et Blondie, on la compare régulièrement à Debbie Harry, ce qui lui plaît énormément. Debbie, c’est un modèle.

Les Talent scout, les découvreurs de talents étant nombreux à New York, un soir, l’un d’eux lui suggère de monter son propre groupe, à elle. Et comme il n’est pas le premier, commence alors un long ballet fait de changements de personnel et de noms, Madonna and the sky, The Millionnaires, Emmy and the Emmys, il existe ainsi des enregistrements où on peut entendre une nette influence de deux groupes : Blondie et les Pretenders.

Mais toujours pas de résultats, ah si, fin 1980, le groupe est engagé pour une prestation où tout se passe bien. C’est une Madonna revigorée, retourne chez son père, à Detroit, pour fêter Noël.

Pourtant, quelques jours plus tard, en janvier 1981, un début d’hiver très rude comme il peut y en avoir à New York, a eu raison des canalisations d’eau et de chauffage dans l’immeuble où habite Madonna. Elle a en effet aménagé tout près du Music Building, un immeuble de douze étages sur la 39ème Rue Ouest dont son groupe loue un des 70 locaux de répétitions. Le quartier est sale, dangereux comme Manhattan l’est depuis une bonne dizaine d’années. Il y a des junkies qui hantent les couloirs, des dealers le hall d’entrée, ça sent l’humidité, l’urine et le renfermé.

Est-ce le retour brutal dans cet univers, revenant de la chaleur du foyer de son père qui a provoqué un choc, lui a fait ouvrir les yeux ? Toujours est-il que Gary, le bassiste qui joue avec Madonna depuis presque deux ans, la retrouve roulée en boule sur le sol de son logement new yorkais, grippée, et en train de sangloter.

Madonna qui a jusque-là avait fait preuve d’une volonté de fer a fini par craquer. Pas de travail, pas d’argent, et toujours aucune reconnaissance publique, New York a eu raison de sa volonté. Elle parle de rentrer chez elle, à Detroit, alors, Gary s’agenouille et la prend dans ses bras en lui disant, comme les Américains savent le faire, que tout va bien se passer. Mais sachant sa détermination à devenir célèbre, il comprend que pour Madonna puisse conquérir New York, il faudrait désormais un miracle.

A la suite...

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Depuis plus de 20 ans, Brice Depasse vous emmène dans les coulisses des légendes du rock, de la pop, et des années 70 et 80 dans. Il vous fait voyager à travers les époques, en vous dévoilant les anecdotes les plus croustillantes et les histoires fascinantes des plus artistes de notre temps.

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