La Story Nostalgie

Prince en 1995 : L’énigme du « Symbole » et ses nuits fauves à Paris

20 avril 2026 | 3 min 12 sec

En 1995, Prince n’a plus de nom, juste un symbole. Entre son 17e album « The Gold Experience » et ses nuits blanches aux Bains-Douches, le génie prouve qu'il est insaisissable. Entre concerts à l'aube et tubes universels, découvrez l'homme derrière le mystère.

Rentrée 1995. Prince sort son 17e album en 17 ans. À ce stade, il fait déjà partie des artistes les plus productifs de sa génération ; à l’échelle de sa notoriété, il est même le seul à publier autant de disques. Il faut dire que jusque-là, il n’a rien fait comme les autres. Inutile de dresser la liste de ses singularités : disons pour faire simple que Prince est, et restera, une star unique dans l’histoire de la musique. Nouvelle originalité cette année-là : il ne porte même plus de nom. Sur la pochette de ce nouveau CD, on ne trouve qu’un symbole. Heureusement, l’album, lui, en a un : The Gold Experience.

Et les avis sont presque unanimes : c’est l’un de ses meilleurs. Ce qui reste sidérant après une telle carrière. La source du génie n’est donc pas tarie. Chez lui, une règle semble s’imposer : ne jamais s’arrêter. Prince recrute toujours de nouveaux fans. Il suffit de voir les jeunes Parisiens qui font le pied de grue avenue Foch. Car oui, en 1995, cela fait déjà quelques années qu’il possède son appartement à Paris : 600 mètres carrés, rive droite, à deux pas de l’Arc de Triomphe. Avec un copain, on passe parfois en voiture la nuit pour s’arrêter sous ses fenêtres, juste pour voir s’il y avait de la lumière. Rien que le fait de savoir qu’il est là, ça nous fait notre soirée.

Mais ça ne suffit pas à ses fans, qui attendent surtout le moment où Prince va sortir pour se précipiter sur lui. Ce n’est pas vraiment ce qu’il préfère. Il finira d’ailleurs par se lasser et abandonner cet appartement, qui fut pourtant la base arrière de quelques-unes des nuits les plus folles qu’il ait offertes à Paris.

Car quand l’envie lui prend, Prince est capable de jouer n’importe où, et surtout n’importe quand. Aux Bains-Douches, par exemple, où on annonce un concert à deux heures du matin… et où il ne monte sur scène qu’à cinq heures. Le croirez-vous ? Le public est toujours là. Et il a bien fait : Prince jouera jusqu’à sept heures.

À Bruxelles aussi, il a fait le coup : Botanique, Mirano, Viagge… Mais à Paris, où il ne rate aucune Fashion Week, ces apparitions nocturnes font presque partie du décor. Et pendant que tout cela se passe, pendant que Paris dort ou veille pour lui, Prince continue d’écrire, d’enregistrer, d’empiler les chansons. Au milieu de tout ça, il en signe une qui, elle, va toucher tout le monde, sans détour. Une chanson simple, directe, évidente, qui rappelle que derrière la machine, le symbole et les nuits sans fin, il y a aussi chez Prince, la capacité à écrire, encore et toujours, des chansons qui parlent à tout le monde.

Et c’est ça, le plus rare et le plus fort qu’il y a avec lui. Même quand on pense l’avoir suffisamment suivi pour le connaître, Prince trouve encore le moyen de nous surprendre, avec la plus simple des évidences.

A la suite...

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Depuis plus de 20 ans, Brice Depasse vous emmène dans les coulisses des légendes du rock, de la pop, et des années 70 et 80 dans. Il vous fait voyager à travers les époques, en vous dévoilant les anecdotes les plus croustillantes et les histoires fascinantes des plus artistes de notre temps.

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Prince en 1995 : L’énigme du « Symbole » et ses nuits fauves à Paris
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