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Le 13 janvier 1977, la Belgique vit une profonde réforme : près de 2.000 communes disparaissent pour n’en former que 596. Villages rayés de la carte, rivalités locales, bourgmestres déchus… Une décision rationnelle sur papier, explosive sur le terrain.
Ce matin je vais rappeler des souvenirs à bon nombre d’entre vous qui nous écoutez, nous sommes le 13 janvier 1977, je sais que ce n’est pas hier, mais beaucoup se souviennent que dans leur commune, c’est, pardonnez-moi l’expression, le bordel !
Les gens ne sont pas contents car leur commune, leur village, leur hameau a disparu. Et pas un ni deux, non, près de 2000 ! Vous voyez de quoi je parle ? C’est la fusion des communes.
Ca fait alors deux ans qu’on en parle au journal télévisé et dans les quotidiens, on sait qu’on ne peut pas mettre la main devant, nos ministres ont décidé que les communes coûtent trop chers, et aussi que les petits villages gagneraient à bénéficier de plus de moyens, ceux d’une plus grande agglomération où on met tout en commun.
Et donc depuis le 1er janvier 1977, nous passons de 2359 à 596 communes. Et évidemment, ce qu’on remarque le plus, c’est les problèmes que ça crée. Surtout quand on fusionne deux communes voisines, quasiment aussi grandes et aussi peuplées l’une que l’autre, et surtout rivales. Si, par exemple, entre Charleroi et Namur, Auvelais et Tamines deviennent Sambreville, OK. Quoique, où se trouve la maison communale, tout ça … Mais quand dans la région du centre, le nom de Carnières disparaît dans celui de son voisin Morlanwelz, je peux vous dire que ça passe très mal. D’autant plus que le bourgmestre disparaît aussi. Le voilà échevin, parfois juste conseiller communal.
Et que dire des communes dont les équipes de foot sont rivales. Des villages où la maison communale reste vide car c’est tellement chaud que personne n’ose y toucher, même pas la vendre, bonjour les économies. Y a eu du grabuge, le plus terrible reste celui de Bruxelles car si Anvers est devenu une grande ville de 500.000 habitants, Bruxelles n’est jamais devenue la grande capitale digne de ce nom suite à un blocage politique, celui d’un ministre très connu de l’époque, VDB, qui craignait des problèmes communautaires.
Revivez les moments marquants de l’histoire avec Brice Depasse ! Chaque épisode de ce podcast vous transporte dans une date précise où un événement a laissé une empreinte indélébile dans nos souvenirs.