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Quarante ans, déjà… Les fans se souviennent encore de cette annonce assourdissante du 14 janvier 1986… La mort de Daniel Balavoine.
Quarante ans, déjà… Les fans se souviennent encore de cette annonce assourdissante du 14 janvier 1986… La mort de Daniel Balavoine
Si beaucoup n’y ont d’abord pas cru, rapidement, la nouvelle s’est propagée et surtout confirmée : Daniel Balavoine a trouvé la mort dans un crash d’hélicoptère. La sœur aînée du chanteur, Claire, le rappelait encore il y a qq jours : «Daniel ne voulait pas monter dans cet hélicoptère.»
Daniel Balavoine était le dernier d’une famille de sept enfants…
"Il a toujours été persuadé de ne pas avoir été un enfant désiré. Le dernier d’une fratrie de sept, conçu, pensait-il, pour remplacer un frère disparu un an plus tôt", explique encore sa sœur…
Ses deux premiers albums sont des échecs et puis, il est choisi pour "Starmania" après une émission TV
Quand Michel Berger écrit "Starmania", il cherche des interprètes. Avec France Gall, il tombe sur une émission de télé dans laquelle Daniel Balavoine chante "Lady Marlène". Et là, France Gall dit : "On a eu un choc. Daniel a commencé à chanter avec une voix qu’on n’avait jamais entendu, un timbre ; on est resté bouche bée". Auditionné, il décroche en 1978 le rôle de Johnny Rockfort qui devait initialement revenir à Johnny Hallyday.
La même année, Daniel Balavoine connaît le succès avec le 45 tours "Le Chanteur"
Une chanson tirée de l’album du même nom, qui s’est vendu à 800 000 exemplaires. Quand il chante "J’voudrais bien réussir ma vie, être beau, gagner de l’argent", il se moque indirectement d’Eddy Barclay, le patron de sa maison de disques. Daniel Balavoine a les idées bien arrêtées. Et il est sans concessions. Vous vous souvenez peut-être aussi de ce moment télé. Nous sommes le 19 mars 1980, au JT d’Antenne 2, Daniel Balavoine est sur le plateau face à François Mitterrand, Premier secrétaire du Parti Socialiste et futur le président de la République.
Balavoine se transforme en porte-parole de la jeunesse
Oui, cet épisode marquera les esprits grâce à la révolte de Daniel Balavoine, passionné de politique et électeur de gauche. Petit, il voulait devenir député pour améliorer la vie des gens.
Le saviez-vous, ça ? Son titre culte "Mon fils, ma bataille" est inspirée par un film
Si la chanson paraît autobiographique, Daniel Balavoine n’y raconte pas son divorce, ni celui de ses parents quand il avait 6 ans. Les paroles lui ont été inspirées par le film "Kramer contre Kramer" avec Meryl Streep et Dustin Hoffman où un père se bat pour avoir la garde de son enfant. À l’époque, la justice confiait quasi exclusivement les enfants à la mère.
Auteur et compositeur, Daniel Balavoine écrit "Je ne suis pas un héros" pour Johnny Hallyday en s’inspirant des frasques du chanteur…
Mais l’idole des jeunes ne la sort pas en single et le morceau reste peu connu. Daniel Balavoine se réapproprie son morceau, le sort en 45 tours et le succès est au rendez-vous.
En 1984, Daniel Balavoine devient papa d’un garçon Jérémie
Il écrit un texte dans lequel il parle des femmes qui donnent la vie, de la beauté d’un nouvel être qui vient au monde
Et puis il y a évidemment "L’Aziza" : un texte contre le racisme
C’est son plus grand succès commercial. Aziza, qui signifie "chérie" en arabe est Corinne, sa compagne juive marocaine et mère de sa fille Joana qui n’a jamais connu son père. Les paroles traitent du racisme, à l’époque de la Marche des Beurs, de la percée du Front national et de la création de SOS Racisme. En 10 ans de carrière et huit albums, Daniel Balavoine a marqué la chanson française. D’ailleurs, un best of intitulé "Le meilleur de Daniel Balavoine" sort en vente aujourd’hui.
Artistes, sportifs, hommes et femmes politiques, auteurs, actrices,... "Le portrait", vous dévoile les vies et carrières des figures les plus influentes de notre époque.