Radio
Événements
Concours
Passez sur Nostalgie
Musique & souvenirs
Trente ans après sa disparition tragique, Jeff Buckley continue de fasciner. Mort à 30 ans après n’avoir livré qu’un seul album, l’artiste à la grâce fragile et à l’intensité sans filtre renaît aujourd’hui à l’écran dans un documentaire poignant, nourri d’archives inédites et de témoignages intimes.
Près de trente ans après sa mort, Jeff Buckley passionne toujours autant
Emporté le 29 mai 1997 en se noyant dans un affluent du Mississippi à 30 ans, le rockeur à la gueule d'ange a laissé une empreinte indélébile avec un seul album sorti de son vivant. Étoile filante et vulnérable du rock, Jeff Buckley vivait sa vie aussi intensément que sa musique, "sans filtre" et "sans limites".
C’est ce que raconte la réalisatrice américaine Amy Berg, dans un documentaire sur le chanteur qui sort au cinéma aujourd’hui
On connaît la célébrissime reprise d'Hallelujah de Leonard Cohen. Plus récemment, c'est une autre chanson de Grace, Lover, you should've come over composée par Jeff Buckley, qui a pris d'assaut TikTok et les plateformes d'écoute, jusqu'à se hisser trois décennies après sa sortie dans le classement américain de référence, le Billboard Hot 100.
Il a fallu dix ans à la réalisatrice pour obtenir les droits sur les archives
Elle est revenue à la charge maintes et maintes fois pour que la mère de Jeff Buckley, Mary Guibert, présente tout au long du documentaire, lui permette de faire ce film en exhumant aussi des moments intimes, comme de longs messages de son fils qu'elle a gardés sur cassette. À travers les témoignages d'anciennes petites amies, de musiciens et producteurs Amy Berg dresse le portrait d'un être "authentique, brut et vulnérable", qui a marché de manière troublante dans les pas d'un père absent.
Né en Californie, Jeff Buckley n'a quasiment jamais connu son père Tim Buckley, chanteur des années 60
Il l’a abandonné à sa mère, une immigrante panaméenne, pour se consacrer à sa carrière. Tim meurt d'une overdose à 28 ans. Et c'est en faisant étinceler sa voix dans une église de Brooklyn, lors d'un concert hommage à ce père inconnu, que Jeff est repéré pour la première fois, en 1991.
L’ascension de Jeff Buckley est fulgurante, tout comme ses luttes intérieures…
Une séquence résume tout. Les Eurockéennes de Belfort en 1995. Sur scène, Jimmy Page et Robert Plant. Dans la foule, Jeff Buckley, redevenu fan adolescent. Il grimpe sur les échafaudages pour mieux les voir, se balance, prend des risques absurdes, porté par la musique de ses idoles. On le voit littéralement habité. Cette scène, captée au vol, raconte clairement sa folie créative.
Le film regorge d'archives, notamment des images tournées dans un minuscule café de New York, le "Sin-é"
C’est là où Jeff Buckley chanteur s'émancipe de la figure paternelle grâce à une impressionnante palette d'influences. De la musique classique à Led Zeppelin en passant par Nina Simone, l'Américain faisait même valser le public français avec sa reprise d'Edith Piaf, Je n'en connais pas la fin, notamment lors de concerts au Bataclan et à l'Olympia immortalisés par des albums live.
Mais cette tournée l'avait épuisé, et l'artiste vivait mal la pression qui pesait sur ses épaules pour enregistrer un deuxième album. Malgré ses tourments, sa mort à l’âge de 30 ans reste un pur accident. L'autopsie n'avait pas révélé de surdose d'alcool ou de drogue.
Artistes, sportifs, hommes et femmes politiques, auteurs, actrices,... "Le portrait", vous dévoile les vies et carrières des figures les plus influentes de notre époque.