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Une contestation scolaire à Londres va réveiller une vieille histoire musicale devenue culte. Derrière les paroles de Another Brick in the Wall, il y a des enfants, une école… et trente ans de malaise.
On ne va pas remonter très loin aujourd’hui : en 2007 puisque ce 18 janvier, les enseignants de la Islington Green School, une école publique de Londres protestent contre sa privatisation en académie. Peu de chances que la presse en parle SAUF QUE, pour ce faire, elle change les paroles de la chanson Another brick in the wall et là, tout le monde en parle. Pourquoi ?
Et bien parce que les voix de gosses qu’on entend sur le disque de Pink Floyd, sont celles d’une vingtaine d’élèves de primaire et que cette histoire a été un vrai feuilleton pendant 30 ans. Je vous raconte ?
Depuis le début des années 70, quand les Pink Floyd enregistrent un disque, ils demandent à un de leurs assistants de leur ramener une liste de sons. Pas de banques sonores à l’époque, encore moins internet, le gars doit tout enregistrer lui-même. Au départ, c’est un certain Alan Parsons qui fait ça.
Et donc en 1979, ils disent, pour la chanson où on s’élève contre les châtiments corporels et les sarcasmes des instituteurs, il nous faut une chorale de mômes. Le gars connaît bien un prof de musique de primaire à la Islington Green School qui lui dit, ok, Pink Floyd, tu penses, mais jamais la direction ne va donner l’autorisation. Alors il sélectionne en cachette des élèves qui chantent juste et les fait répéter en stoemelings jusqu’au jour du studio où ils plient ça très vite.
A l’époque, on ne cite pas tous les noms sur la pochette mais voilà, la chanson fait un tube d’emblée. Pink Floyd n’a jusque-là jamais fait de tubes, ils vendaient des millions de disques mais pas de 45 Tours. Et là, des gosses parlent, un prof répète, la direction apprend le truc, il est furieux. Pensez donc, des élèves qui chantent : nous ne voulons pas de votre éducation.
Alors quand les Pink Floyd demandent pour qu’ils viennent chanter avec eux à la BBC, non seulement c’est non mais en plus, ils sont punis. Bon, les Floyd signent un chèque de 1000 livres pour l’école, une belle somme à l’époque, offrent un album aux gosses et même des tickets pour aller voir le concert à Earl’s Court à Londres.
En 1997, leurs droits d'interprétation seront reconnus par la loi, ils touchent chacun 5 à 10 livres chaque année, pour les fêtes.
Revivez les moments marquants de l’histoire avec Brice Depasse ! Chaque épisode de ce podcast vous transporte dans une date précise où un événement a laissé une empreinte indélébile dans nos souvenirs.